TABOUS DE FIN DE MOIS
L'ÉCRITURE PARTAGÉE
https://defisetmoidanmaimistic.blogspot.com/2026/10/liste-121-et-image-66.html?m=1
Pour ce nouveau défi proposé par Anne‑Marie
la liste #121 rassemble dix mots forts
utilisés dans mon premier écrit :
- Tabous
- Étonnamment
- Domaine
- Naïveté
- Intense
Ces mots constituent la base de cette première participation proposée cette semaine.
Dans les coulisses du quotidien il existe des sujets presque tabous que l’on préfère contourner pour ne pas sentir le sol se dérober sous nos pieds.
Parmi eux l'argent.
Ou plutôt ce qu’il en reste.
Pendant des décennies on a appris à considérer le mois comme une longue traversée :
Les billets pour les premiers jours
Les pièces pour le milieu
Et la mitraille pour la fin
Lorsque la naïveté de croire que " ça ira " s’effritait doucement.
Mais aujourd’hui étonnamment tout semble s’être inversé.
Dans ce domaine où les chiffres dictent la survie
Certains foyers arrivent au premier du mois déjà essoufflés.
Le salaire tombe
Et aussitôt il s’évapore :
Loyers
Assurances
Essence
Cantine
Courses…
Une danse intense
Presque mécanique
Où chaque euro doit repousser l’autre pour tenter de rester un peu plus longtemps dans le portefeuille.
Même les couples à deux revenus n’y échappent plus.
On pourrait croire qu’à deux la barque tient mieux.
Mais la réalité est moins infaillible qu’on le raconte.
Les factures s’empilent
Les imprévus s’invitent
Et la mitraille devient parfois le seul compagnon dès les premiers jours.
On fouille les poches
Les tiroirs
Les fonds de sacs
Comme si quelques pièces oubliées pouvaient changer le cours du mois.
Alors on avance
Avec prudence
Avec fatigue
Avec courage aussi.
On apprend à renoncer
À calculer
À différer.
On se dit que ce n’est qu’un passage
Qu’un jour les choses redeviendront comme avant.
Mais au fond chacun sait que ce récit n’est pas une fiction :
C’est l'actualité brute
Celle qui traverse les foyers sans demander la permission.
Et pourtant malgré tout il reste une lumière.
Une manière de tenir debout
De s’entraider
De partager
De rêver encore un peu
Car même dans les mois les plus serrés il existe toujours un souffle
Une étincelle
Un espoir discret
Celui qui murmure que la dignité ne se mesure jamais en Euros.
Pour ce second volet du défi proposé
par Anne-Marie
il s'agit de mettre des mots sur l'image #66 :
Une scène où les livres se dressent comme un passage vers un autre monde
invitant chacun à y projeter ses souvenirs
ses émotions
ou une histoire personnelle.
Ce défi nous convie à laisser l'image parler
à écouter ce qu'elle réveille en nous
et à transformer cette impression en un écrit qui lui répond.
LES LIVRES QUI CHANTENT
Entre les livres géants qui se dressent telle une allée enchantée je revois ma fille
Gwendoline
Petite
Avançant avec cette curiosité lumineuse que seuls les enfants portent naturellement.
À cette époque chaque nouveau film de Walt Disney était pour nous un rituel :
Je lui offrais la cassette audio et le livre assorti
Tel un duo magique destiné à lui ouvrir le goût de la lecture comme il l’avait fait pour moi des années plus tôt.
Je voulais qu’elle découvre que les histoires ne vivent pas seulement dans les images animées
mais aussi dans les pages que l’on tourne
Dans les mots que l’on suit du doigt
Dans les illustrations qui prolongent la magie.
Elle aimait cela certes oui.
Mais il y avait toujours ce petit mécontentement
Cette moue adorable :
《 Maman pourquoi ils ne mettent pas les paroles des chansons ? 》
Pour elle les livres devaient chanter comme les cassettes.
Les mélodies étaient une partie du conte
Une porte qu’elle voulait retrouver partout.
Et dans son regard je comprenais que la lecture
Pour devenir un refuge
Devait aussi être une musique.
Aujourd’hui en regardant cette image où une enfant avance entre des livres immenses vers une lumière dorée
Je revois ce chemin que nous avons parcouru ensemble :
Celui où je lui ai appris à aimer les histoires
Et celui où elle m’a appris que les livres peuvent aussi être des chansons que l’on porte en soi.
MARIE SYLVIE
https://mariesylvie.blogspot.com/






Bonjour Marie-Sylvie, hier encore les familles s'en sortaient, sans dettes, aujourd'hui ce n'est plus la même chanson, et comme les vitrines sont pleines de tentations, en plus....... Sincèrement, la vie a un prix, élevé, en tous genres, et quand il en reste, on s'estime heureux !!!! Disney, j'ai eu en premier les 101 dalmatiens, enfant.... ;-) merci, amitiés, jill
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