Articles

Affichage des articles du janvier, 2026

LORSQUE LES CHAÎNES SE DÉFONT DANS LA LUMIÈRE

Image
  LORSQUE LES CHAÎNES SE DÉFONT DANS LA LUMIÈRE   Ferme doucement les yeux. Laisse le monde extérieur s'éloigner  Tel un rivage que l'on quitte au petit matin. Respire. Respire encore Comme si chaque souffle était une rame qui t'éloigne de l'obscurité  Et te rapproche d'une terre nouvelle. Dans ce silence qui s'ouvre  Imagine un espace vaste Sans murs Sans frontières. Un espace où l'air circule librement  Où la lumière ne rencontre aucun obstacle. Cet espace c'est celui de la dignitié humaine Celui qui existe depuis toujours Même lorsque les hommes l'ont oublié. Dans cet espace une silhouette apparaît . Elle n'a pas de nom Pas de visage précis. Elle porte en elle toutes les voix qui ont été réduites au silence Tous les corps qui ont été contraints  Toutes les vies qui ont été marchandées. Elle avance lentement  Avec une fatigue anciennce Mais aussi avec une force qui ne s'est jamais éteinte. Observe-là. Elle marche pieds nus sur une terre qui...

FÉVRIER 2026

Image
  FÉVRIER 2026 ... LE MOIS AUX MILLE BATTEMENTS Bienvenue Cher visiteur  Dans le souffle de Février 2026. Ce mois court mais vaste  Où l'Hiver s'attarde  Et déjà murmure le Printemps sous la neige. Les arbres nus dessinent des poèmes dans le ciel. Les oiseaux s'assemblent autour des graines suspendues. Et chaque battement d'aile est une promesse. Février  C'est le bal des événements : Carnaval qui colore les rues de rires masqués. Saint-Valentin qui fait fleurir les cœurs en Hiver. Et les rendez-vous secrets de l'âme elle-même. C'est le mois des recommencements discrets. Des pages que l'on tourne avec des gants de velours. Des projets qui frémissent sous la glace. Alors, À toi qui passes par ici, Je te souhaite un mois vibrant Un mois dansant Un mois où chaque jour est une strophe à écrire. Que Février 2026 t'offres ses éclats de givre Ses feux intérieurs Ses silences habités Et ses mille façons de dire : 《 Je suis le suivant 》 Avec chaleur et poé...

PENSÉE DU JOUR

Image
  CAR RENCONTRER L'HOMME ET RENCONTRER DIEU   C' EST UN SEUL ET MÊME MOMENT  C' EST UNE SEULE ET MÊME NAISSANCE C' EST UN SEUL ET MÊME THABOR   C' EST UNE SEULE ET MÊME COMMUNION C' EST POURQUOI QUELQU' UN A DIT CE TOUT PETIT MOT SI ADMIRABLE  ET QUI RÉSUME TOUT : 《 DIEU,   C' EST QUAND TU ES BON 》 AIMER C' EST DONC DEVINER ET DÉCOUVRIR EN L' AUTRE : 《 L'HOMME POSSIBLE 》 ⚜⚜ ⚜⚜ ⚜⚜ Maurice ZUNDEL L'ÉCHO DE LA PLUME PAR MARIE SYLVIE

LE CHEMIN DES DOUCEURS INVISIBLES

Image
  MIL ET UNE SUITE LE DÉFI DU SAMEDI SUJET N° 171 MOT IMPOSÉ : CHEMIN LE CHEMIN DES DOUCEURS INVISIBLES Il y a des moments de ma vie Où mon corps parlait sans mots Alors j'étais un chant de pâtisseries. Viennoiserie au matin Flan à midi Tartelette en offrande. Chaque geste Chaque pas  Distillait les arômes d'un banquet secret. J'étais mon propre parfum Non celui que l'on vaporise Mais celui que l'on vit. Une alchimie entre l'effort et la gourmandise Entre le muscle et la crème patissière. Les clients s'arrêtaient  Attirés par ce mystère sucré : Une présence qui sentait le réconfort La chaleur du four La tendresse d'un goûter d'enfance. Et dans ce ballet quotidien Je traçais mon chemin . Un chemin de travail De joie De corps offert au monde  Où chaque tartelette devenait une signature invisible. Sur mon chemin Même la sueur avait le goût  Des douceurs que je portais en moi. MARIE SYLVIE L'ÉCHO DE LA PLUME PAR MARIE SYLVIE

LE PARIS JADIS DE LASZLO FIRCSA

Image
  ATELIER D'ÉCRITURE DE VILLEJEAN   CONSIGNE D'ÉCRITURE AEV  2526 -15 LE PARIS JADIS DE LASZLO FIRCSA   À PARTIR DE MOTS EXTRAITS   D'UNE CHANSON DE  JEAN-ROGER  CAUSSIMON  - PARIS JADIS - ET UNE ILLUSTRATION SÉLECTIONNÉE DE FIRCSA  ÉCRIRE UN TEXTE  UNE ÉCHAPPÉE À PANAME AU PRINTEMPS C'était un matin de Printemps Celui qui s'ouvre telle une promesse Avec l'air tiède qui caresse les joues  Et les pavés encore humides de la veille. Les vacances avaient commencé  sans programme Sans carte Sans boussole. Juste une envie : Marcher Flâner Se laisser surprendre. Paris m'appelait  Non pas comme une destination Mais comme une respiration. Je suis descendue à Montmartre   Guidée par une intuition plus que par un itinéraire. Les yeux encore ensommeillés, J'ai suivi les pas des visiteurs , Ces silhouettes lentes qui s'arrêtent devant chaque vitrine, Chaque façade, Comme si le temps s'était suspendu. Là, dans une petite gass...

LE JOUR OÙ LES HUMAINS OUBLIÈRENT LE SEXE

Image
  LE DÉFI DU SAMEDI # 908 Un truc grec ? HÉTAÏRE LE JOUR OÙ  LES HUMAINS OUBLIÈRENT LE SEXE On raconte qu'il fut un temps où les humains vivaient dans des corps lourds Traversés de besoins De désirs  De peurs. Ils portaient leur sexe comme un secret et une blessure Comme une promesse et un danger. Le monde tournait autour de cette énigme minuscule Et pourtant si puissante Qui décidait des lois Des guerres  Des hontes et des orgueils. Puis un matin Personne ne sait comment Ni pourquoi Quelque chose changea. Ce fut d'abord imperceptible. Un souffle dans l'air. Une légèreté nouvelle dans les gestes. Comme si la gravité avait relaché son emprise. Les humains se réveillèrent dans des corps Plus simples Plus doux Plus transparents. Le sexe avait disparu. Non arraché Non effacé Simplement ... oublié. Comme un mot que l'on ne prononce plus  Et qui finit par perdre son sens. Les premiers instants furent silencieux. On se regardait avec étonnement Mais sans panique. Il y ...

PENSÉE DU JOUR

Image
    LE SECRET POUR BIEN VIVRE ET LONGTEMPS EST  MANGER LA MOITIÉ MARCHER LE DOUBLE RIRE LE TRIPLE ... ET AIMER SANS MESURE  ⚜⚜ ⚜⚜ ⚜⚜ ANONYME L'ÉCHO DE LA PLUME PAR MARIE SYLVIE

LE PETIT PORTEUR DE SAISONS

Image
LE PETIT PORTEUR DE SAISONS  L'Hiver avait posé son règne sur la forêt. Un règne silencieux Sans colère Sans indulgence. La neige recouvrait tout d'un même manteau : Les branches nues Les souches oubliées Les traces de pas effacées presqu'aussitôt qu'elles apparaissaient. Rien n'était épargé Ni les bêtes  Ni les hommes  Ni les rêves. Au milieu de cette blancheur Un écureuil avançait  La queue dressée comme un étendard de chaleur dans un monde glacé. Entre ses pattes il tenait une noix ... Une seule Mais c'était assez pour lui donner un but  Une direction Une raison de continuer. Il n'était pas pressé. Chaque pas était une négociation avec le froid Chaque souffle un petit nuage qui s'envolait telle une prière. Il savait que l'Hiver ne pardonne pas l'imprudence. Il savait aussi que la vie Parfois Tient dans une coque dure qu'il faut apprendre à ouvrir. Non loin dans une maison de bois Un humain regardait par la fenêtre. Lui, Lucien, aussi affro...

LE JARDIN DES PROVERBES

Image
À LA BOUCHERIE TOUTES LES VACHES SONT DES BŒUFS À LA TANNERIE TOUS LES BŒUFS SONT DES VACHES Ce proverbe est un petit bijou de relativité, de regard qui se renverse selon l'endroit où l'on se tient. Il porte en lui une sagesse douce-amère presque malicieuse. Il a l'air simple presque rustique mais il porte une sagesse d'une finesse redoutable. Il dit quelque chose de très humain, très universel  et même très contemporain. L'enseignement essentiel :  Tout dépend du regard qui classe, pas de l'être que l'on regarde. À la boucherie, les vaches deviennent des bœufs . À la tannerie , les bœufs redeviennent des vaches . Autrement dit, selon l'endroit où l'on se trouve, selon l'usage que l'on veut faire d'un être, on le renomme, on le requalifie, on le transforme. Ce n'est pas la nature qui change, C'est l'intérêt, C'est la fonction, C'est le point de vue . Ce que l'on dit de quelqu'un dépend souvent plus de celui qui...