KARAOKÉ : LA KACOPHONIE DU COMPTOIR
DÉFI # 946
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Pour ce nouveau Défi du Samedi #946
Walrus nous invite à explorer la lettre K
et c’est le mot KARAOKÉ
qui ouvre la danse… ou plutôt qui ouvre le micro.
Un thème haut en couleurs
en émotions
en bravoure vocale
parfois très courageuse
parfois très approximative
mais toujours propice à des scènes mémorables.
Ce mot m’a ramenée à une soirée où je travaillais en extra derrière un comptoir
plongée malgré moi dans une kacophonie aussi involontaire que réjouissante.
De quoi inspirer un petit témoignage amusé
entre fausses notes assumées
et bonne humeur contagieuse.
KARAOKÉ : LA KACOPHONIE DU COMPTOIR
Je travaillais en extra dans un petit bar de Sillé-le-Guillaume
Où l’on avait eu la mauvaise idée
Ou la folie douce
D’organiser une soirée karaoké.
Moi j’étais là pour servir des verres
Pas pour me faire servir des fausses notes.
Mais ce soir-là j’ai compris que mes oreilles n’étaient pas prêtes à tout.
Il y avait deux catégories de chanteurs :
Ceux qui chantent à peu près juste
Et ceux qui chantent juste à côté.
Les premiers ça va encore :
On reconnaît vaguement la chanson
On peut suivre le rythme
On ne craint pas pour la survie du matériel audio.
Les seconds… ah les seconds…
Eux ils sont convaincus d’être la réincarnation de Céline Dion
Mais version grille‑pain coincé dans une prise.
Je me souviens d’un type micro en main qui attaquait My Way comme si c’était un combat de boxe.
Chaque note était un uppercut.
À la troisième strophe j’ai vu un verre vibrer sur le comptoir.
J’ai failli appeler un sismologue.
Puis il y avait la dame qui chantait L’Aigle noir.
Elle montait dans les aigus comme un chat que l’on aurait surpris sous la douche.
Les clients se regardaient
Compatissants
Mais elle alors ... elle souriait
Persuadée d’être en pleine communion artistique avec Barbara.
Moi j’essayais juste de ne pas perdre l’ouïe.
Et pourtant… malgré la torture sonore
Il y avait quelque chose de touchant.
Une joie simple
Un courage fou
Une innocence musicale.
Ils chantaient faux oui.
Mais ils chantaient vrai.
À la fin de la soirée j’avais les tympans en burnout
Mais le cœur un peu attendri.
Le karaoké c’est comme ça :
Une kacophonie qui finit par devenir une kermesse de bonne humeur.
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;-) prenons tout ceci avec légèreté et le plaisir d'une soirée en commun, même si.... jill ;-)
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RépondreSupprimerbeaucoup considère que mettre le volume du son très fort fait une soirée de qualité.
le problème c'est que souvent ceux qui s'occupe du son aàforce sont devenus sourds
FA