RÉFLEXION DU JOUR
IL Y A DES BIBLIOTHÈQUES
QUI RESSEMBLENT À DES FRONTIÈRES
ON Y TRACE DES LIGNES
ON Y DRESSE DES BARRIÈRES INVISIBLES
ON Y DÉCIDE CE QUI EST DIGNE D'ÊTRE LU
ET CE QUI DEVRAIT RESTER DANS L'OMBRE
MAIS LA LITTÉRATURE N'A JAMAIS OBÉI AUX DOUANES
ELLE CIRCULE COMME UN VENT LIBRE
ELLE SE GLISSE DANS LES INTERSTICES
ELLE S'INVITE LÀ OÙ NE L'ATTEND PAS
SOUVENT
CE SONT LES LIVRES " INÉDITS"
LES TEXTES JUGÉS TROP BRUTS
TROP ÉTRANGES
TROP DÉRANGEANTS
QUI VIENNENT FISSURER NOS CERTITUDES
ET ÉLARGIR NOS HORIZONS
LA CULTURE MODERNE S'EST CONSTRUITE
SUR DES ÉCLATS DE TRANSGRESSION
SUR DES PAGES QU'ON LISAIT EN CACHETTE
SUR DES IDÉES QU'ON MURMURAIT D'ABORD
SUR DES ŒUVRES QUE L'ON JUGEAIT DANGEREUSES
AVANT DE LES RECONNAÎTRE ESSENTIELLES
LIRE CE QUE L'ON DE DEVRAIT PAS LIRE
C'EST PARFOIS APPRENDRE À PENSER AUTREMENT
C'EST ACCEPTER QUE LA VÉRITÉ NE SE TROUVE PAS TOUJOURS DANS LES LIVRES SAGES
MAIS DANS CEUX QUI OSENT DÉBORDER
DÉVIER
DÉFAIRE
LA LECTURE N'EST PAS UN ACTE DOCILE
C'EST UNE EXPLORATION
ET L'EXPLORATION N'A JAMAIS AIMÉ LES RÈGLES STRICTES
ELLE PRÉFÈRE LES CHEMINS QUI S'ÉCARTENT
LES VOIX QUI DÉRANGENT
LES PAGES QUI BRÛLENT UN PEU LES DOIGTS
CAR CE QUI NOURRIT VRAIMENT L'ESPRIT N'EST PAS CE QUI CONFIRME CE QUE L'ON SAIT
MAIS CE QUI TROUBLE
CE QUI DÉPLACE
CE QUI OUVRE UNE PORTE
QUE L'ON N'AVAIT MÊME PAS VUE
⚜⚜⚜


les livres contiennent tous les secrets du monde. c'est pour cela qu'ils sont considéré comme dangereux et parfois censurés
RépondreSupprimerFA
Coucou, lire ce que l'on ne devrait pas lire, cette phrase me parle, j'aime me fourvoyer dans des chemins inconnus pour apprendre d'autres choses ou pour assoir définitivement mes convictions bisous bonne journée MTH
RépondreSupprimerBelle réfexion. Je dis souvent que j'ai tout appris dans les livres dès mon plus jeune âge... Précoce dans mes lectures, cela m'a permis d'être "sage" face à des tentations dangereuses. Lire "L'herbe bleue " m'a bien dissuadée de toucher à la drogue... livre lu en 1973 (j'avais 15 ans) qui m'a profondément marquée, publié anonymement comme le journal intime d'une fille de quinze ans en 1971, mais qui a depuis été attribué à la romancière américaine Beatrice Sparks.
RépondreSupprimerJ'avais une amie Eve-Lise que j'aimais beaucoup mais qui se droguait hélas... Je l'ai laissé tomber... Je ne voulais pas la suivre...
Béa kimcat