LE SANCTUAIRE DES HEURES SUBTILES

 







La liste des 25 mots :

Printemps - Secret - Murmure -Émeraude - Brume - Charnière - Insolite - Poussière - Vibration - Labyrinthe - Sourire - Horizon - Éphémère - Boussole - Reflet - Silence - Symphonie - Pétale - Énigme - Frisson - Étincelle - Voyage - Plume - Mémoire - Renaissance.










Le jeu des mots est parfois comme une serrure ancienne
Il suffit de trouver la bonne combinaison pour que les portes de l'imaginaire s'ouvrent en grand. 
Pour illustrer la Ronde des 25 que je vous ai proposé
 j'ai tenté de tisser une toile 
où chaque terme imposé n'est plus une contrainte
 mais une touche de couleur.

Voici un petit voyage immobile
entre l'ombre d'un vieux jardin et la lumière d'un nouveau matin...













Dans le labyrinthe de buissons endormis
Là où le temps semble s'être figé sous le givre des regrets
Le Printemps s'est glissé cette nuit 
Tel un secret  murmuré au creux d'une oreille amoureuse.

Sous une brume opaline qui s'effiloche aux premiers rayons
Chaque pétale frissonne
Retenant son souffle 
Avant l'ineffable renaissance des jardins oubliés.

Le vieux portail de fer
Véritable charnière entre le tumulte du monde et la paix de l'âme
Laisse échapper un long murmure de rouille
Chant triste et beau d'un passé qui s'efface. 

Sur le sentier de mousse
La poussière d'or des pollens danse dans une vibration imperceptible
Une chorégraphie invisible 
Que seul le cœur peut deviner. 

C’est un voyage immobile que j'entreprends ici
Guidé par une boussole intérieure qui méprise le nord magnétique 
Pour ne chercher que l’insolite
La faille lumineuse dans le quotidien.

Soudain une étincelle de rosée
Tel un diamant égaré
Accroche l'horizon de ses feux éteints. 

Je sens ce frisson familier
Cette symphonie de couleurs sourdes 
Qui s'apprête à jaillir du sol 
Tel un cri de joie.

La mémoire des racines
Enfouie dans le noir de la terre
Remonte enfin à la surface 
Telle une énigme que le soleil vient résoudre d'un baiser.

Tout n’est peut-être qu’un reflet 
Une image éphémère 
Saisie dans le silence sacré du matin
Mais qu'importe la fragilité de l'instant. 

Une plume de cygne s'échappe de l'azur 
Et vient se poser 
Sans un bruit 
Sur le velours d'émeraude qui habille la pelouse. 

Un sourire fleurit sur mes lèvres
Car je sais désormais 
Que chaque souffle est une petite mémoire d'éternité 
Une promesse de lumière toujours renouvelée.





 



Commentaires

  1. Bonjour "capitaine"... La faille lumineuse dans le quotidien pas tjs bien rose, pour ne jamais sombrer et vivre, vivre, vivre, malgré tout.... Joli billet comme un printemps, merci, bon lundi Croqueurs, amitiés jill

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