MOT MYSTÈRE # 46
LE MOT MYSTÈRE #46
https://lilousoleil.com/2026/06/22/le-mot-mystere-46-le-mot/
Pour ce nouveau défi de Lilou
je me suis plongée dans le tirage :
E - E - E - I - O - U - P - P - M - S
dix lettres à faire chanter
dix éclats d’un mot ancien
un mot féminin qui fleure bon le vieux français.
La définition donnée
《 Femme à manières prétentieuses et ridicules.
Une personne qui passe des heures devant le miroir pour obtenir un look "négligé- recherché" et qui entre dans une pièce comme s'il s'agissait de la cour de Versailles
même s'il s'agit juste de la boulangerie du coin.》
m’a guidée vers ce terme savoureux
un peu moqueur
un peu théâtral :
La consigne était claire :
Faire des anagrammes d’au moins cinq lettres
Intégrer les épices imposées par Lilou
Puis écrire un texte en lien avec le mot mystère.
J’ai donc laissé les lettres se déplier entre mes doigts
et de pimpesouée
j’ai tiré mes propres parfums :
Un bouquet de mots
un petit trésor d’anagrammes prêt à se fondre dans mon texte.
Voici donc ma participation
tissée autour de cette pimpesouée qui se pavane dans les ruelles de l’imaginaire
et des épices que Lilou nous a offertes pour parfumer nos pages.
ÉPOPÉE D'UNE PIMPESOUÉE EN MOUISE
Au vieux musée
Là où les vitrines gardent les secrets des vies trop ornées
On dit qu’un soir apparut une pimpesouée en pleine mouise
Glissant entre les ombres comme une héroïne d’épopée déchue.
Un souffle de séime agitait ses jupons
Et dans ses yeux flottait une brume d'opium
Comme si le monde entier n’était qu’un rêve mal réveillé.
Elle avançait pourtant avec la grâce mécanique d’une poupée
Persuadée que chaque pierre du chemin avait été polie pour son pas.
Dans sa main tremblait un poème fragile comme une aile d’ipomée.
Elle appelait cela sa poésie
Son trésor
Son destin
Convaincue qu’un jour elle deviendrait l'épouse d’un prince des mots
Mais les passants murmuraient qu’elle n’était qu’une pipeuse
Charmeuse de miroirs et de ruelles.
Au détour d’un jardin
Une ipomée violette s’accrocha à son jupon
Comme pour l’arrêter dans sa course vers elle-même.
La fleur
Plus sincère que toutes ses poses
Lui souffla que la beauté n’a pas besoin de chichis pour exister.
La pimpesouée demeura immobile
Soudain fragile
Comme si le monde venait de lui tendre un miroir sans dorure.
Alors
Dans un geste d’une douceur inattendue
Elle déposa son poème au pied de la fleur.
Et pour la première fois
Elle entra quelque part
Ce jardin oublié
Sans se croire à Versailles.
Ce soir-là
La pimpesouée apprit que l’épopée la plus vraie est celle qui se déroule loin des regards
Dans le silence d’une âme qui se dénoue.



Bonjour Marie-Sylvie, ah quand une fleur remet en place, à sa place, loin d'un Versailles rêvé... Soyons ce que nous sommes, simplement.... amitiés, jill
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RépondreSupprimertout n'est pas Versailles qu'importe le geste tendre et délicat posé dans un simple lieu a sa grande valeur personnelle loin des dorures
FA
Bonjour,
RépondreSupprimerUne ipomée. j'aime la beauté fragile de cette fleur. Surtout les bleues ( ma couleur préférée)
la simplicité, là est la vraie beauté
J'aime beaucoup ton poème
:)
.
Et voici une pimpesouée remise en place gentillement, Marie Sylvie. Bravo
RépondreSupprimerBises et bon début de semaine. Zaza
Quel charmant poème dédié à cette pimpésouée !
RépondreSupprimerEt la voilà qui se défait de sa bêtise devant une belle ipomée, qui lui apprend comment retrouver son âme !
Bonne journée
Amitiés