MOT MYSTÈRE # 45

 


LE MOT MYSTÈRE  # 45

https://lilousoleil.com/2026/06/08/le-mot-mystere-45-le-mot/






TIRAGE # 45 - 9 LETTRES - NOM FÉMININ  

E - E - I - I - 0 - B - G - R - X

DÉFINITIONS :

Maladie hautement contagieuse 
qui pousse un être humain normalement constitué à échanger ses grasses matinées du Dimanche contre un footing de 20 kilomètres sous la pluie battante, 
tout en affirmant avec un sourire illuminé que  " ça vide la tête ". 
Bixente Lizzarazu avoue en être atteint.

⭐⭐⭐



Pour ce nouveau mot mystère proposé par Lilou
 le tirage de neuf lettres m’a menée vers un terme aussi surprenant que lumineux :


Une  "maladie"  qui fait troquer les grasses matinées contre des kilomètres sous la pluie
et qui
avouons‑le
 possède un charme étrange.

Les épices imposées 
Beige - Bigre - Berge et le prénom Ogier 
ont guidé mes pas
tout comme la contrainte d’utiliser 
cette fois-ci
 uniquement des mots anagrammes de cinq lettres
 pour nourrir un texte en rapport avec le mot mystère.

C'est ainsi qu'est né mon récit
que je dépose ici sous le titre de 










L'AUBE AU PAS D'OGIER


On dit qu’au lever du jour
Lorsque la lumière est encore beige et fragile 
Ogier traverse la berge comme on traverse un songe.  
Ses pas glissent sur la groie humide
Et l’air
Autour de lui
Semble retenir son souffle.

Les anciens murmurent :  
Bigre ! 
Ce garçon n’est plus tout à fait des nôtres.  
Il court comme si la terre l’appelait par son prénom.  
Il court comme si la bigorexie était une étoile intérieure qui ne cesse de brûler. 》

On le voit parfois
Silhouette souple
Frapper le vent comme un boxer qui danse
Puis disparaître derrière les buissons d'obier 
Où les pétales blancs frémissent à son passage  
comme une orgie silencieuse de lumière.

Les villageois tentent parfois de l’arrêter
De lui tendre une bière 
De l’inviter à s’asseoir
À laisser le monde tourner sans lui
Mais Ogier sourit
Un sourire qui semble venir d’un lieu plus vaste que le corps.  

《 Je ne fuis rien ! 》  dit-il.  
《 Je vais vers ce qui m’appelle.》 

Un matin
Il revint avec une gerbe de fleurs sauvages
Cueillies au fil de sa course.  
Il les posa sur la table
Comme on dépose une offrande à la vie elle-même.  
Personne n’osa parler.  
Il y avait dans ses yeux une clarté qui ne demandait ni explication ni pardon.

Alors on comprit.  
Ce n’était pas une maladie.  
C’était une manière d’habiter le monde
De respirer plus loin que les limites du souffle  
De se tenir debout dans la lumière naissante comme un être qui a trouvé son propre rythme
Sa propre vérité.









Commentaires

  1. Bonjour Marie-Sylvie, dans la vie chacun son truc pour l'affronter... le sport, intense parfois, qu'on ne comprend pas toujours, laissons-le passer.... Ogier ! Merci, amitiés jill

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  2. Joli Marie Sylvie. Quelle belle histoire...
    Bises et bon début de semaine. Zaza

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  3. une sympathique approche du sujet vraiment originale
    une belle lecture matinale

    FA

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  4. Quel joli conte pour affronter la bigorexie !
    Surtout quand le jour est beige et fragile...
    Bonne journée
    Amitiés

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