MOT MYSTÈRE # 44
MOT MYSTÈRE # 44
https://lilousoleil.com/2026/05/25/le-mot-mystere-44-le-mot/
MOT MYSTERE TIRAGE # 44
10 LETTRES - NOM MASCULIN - FAMILIER UN PEU PÉJORATIF
A - E - E - O - U - U - G - D - L - R
DÉFINITION :
Jeune homme qui se fait remarquer par ses manières trop galantes.
Individu tellement convaincu de son charme qu'il entre dans une pièce avant même d'avoir ouvert la porte.
Souvent reconnaissable à sa chemise trop ouverte
son sourire autosatisfait et sa capacité à transformer une commande de café en tentative de séduction.
☆☆☆
Pour ce nouveau défi proposé par Lilou
nous étions invités à jouer avec un mot mystère
à le débusquer parmi les lettres
puis à laisser naître un texte nourri d’anagrammes en G.
Le mot s’est finalement révélé :
ce personnage un peu trop sûr de lui
qui avance dans le monde avec plus d’éclat que de sagesse.
À partir de là j’ai laissé mijoter mon récit doucement
comme on laisse infuser une histoire dans la lumière du soir.
Les mots épices imposés :
complétés par d'autres anagrammes :
se sont tissés entre eux pour tracer le chemin d’un jeune fanfaron qui apprend
pas à pas
à écouter ce qui l’entoure.
Voici donc ma participation née de ce jeu d’ombres et de lettres.
On raconte qu’un godelureau marchait un soir le long d’un chemin de poussière
La gueule pleine de certitudes
Et le pas léger de ceux qui croient encore que le monde les attend.
Il avançait en goualeur
Lançant dans l’air des refrains trop sûrs d’eux
Comme un graduel de vanité monté à l’envers.
La nuit tombait
Et avec elle une sorte de garde invisible
Un souffle ancien qui surveille les âmes trop bruyantes
Car le garçon
Avec son allure de conquérant
Avait ce quelque chose de gueulard
Cette manière de remplir l’espace comme s’il en était le propriétaire.
Il ne voyait pas que la lune
Lasse de ses fanfaronnades
Le regardait comme on observe une gourde renversée.
Il poursuivit sa route jusqu’à une vieille galère échouée dans un champ
Une carcasse de bois que personne n’avait osé déplacer.
Là une voix gueularde surgit de l’ombre
Rauque comme une corde usée :
《 On ne franchit pas ce seuil sans avoir laissé tomber un peu d’orgueil. 》
Le godelureau rit
Croyant à une farce
Mais la terre vibra sous ses pieds.
Alors la nuit s’ouvrit comme une geôle qui libère ses secrets.
Une lumière pâle monta du sol
Révélant une gaude
Une fleur jaune et fragile
Seule survivante d’un jardin oublié.
Le garçon voulut la cueillir
Mais la tige se déroba
Comme si la fleur refusait d’être offerte à quelqu’un qui ne voyait guère plus loin que son propre reflet.
Il comprit ... ou du moins il commença à comprendre.
Dans le silence revenu
Il aperçut un éclat posé sur une pierre :
Un petit grâle
Minuscule graine de lumière
Vestige d’un monde plus humble.
Il le prit dans sa main
Et pour la première fois il se tut.
La nuit satisfaite referma son manteau.
Le godelureau reprit sa marche
Moins hautain
Moins sonore
Comme si la fleur
La voix
Et la lumière avaient déposé en lui un grade nouveau :
Celui de l’homme qui apprend à écouter.




Bonjour Marie-Sylvie... les personnes trop sûres d'elles ont des leçons de savoir vivre à apprendre.... voilà chose faite, merci, amitiés jill
RépondreSupprimerCoucou Marie Sylvie.
RépondreSupprimerTon godelureau en a pris pour son grade. Une leçon qu'il va retenir ???.
Bises et bon début de semaine.
Zaza
bonjour,
RépondreSupprimerbravo et bonne journée
Eh bien une sacrée leçon de savoir vivre pour ton godelureau au bord du monde, un peu trop sûr de lui et qui avance dans le monde avec plus d’éclat que de sagesse...
RépondreSupprimerBravo !
Bon lundi chère Marie Sylvie
Bien amicalement
Béa kimcat