LA CABANE DES HAUTEURS
MIL ET UNE ENCORE ...
https://miletune2.com/2026/06/20/sujet-192-semaine-du-20-juin-au-27-juin/
DÉFI SUJET # 192
Pour ce nouveau sujet proposé par Lilou
《 La cabane 》
accompagné du mot facultatif ballon
j’ai senti remonter un souvenir très vif de mon enfance.
Cette photographie d’un refuge perché m’a immédiatement ramenée à mes propres escapades.
À ces moments où je trouvais dans les arbres un abri sûr
Un espace de liberté et de silence.
J’ai eu envie de partager ce souvenir vécu
Celui d’une petite fille qui grimpait pour disparaître un instant du monde
Pour lire
Rêver
Respirer autrement.
C’est depuis cette mémoire-là
intime et lumineuse
que j’ai écrit ma participation.
La forêt a longtemps été ma meilleure alliée.
Lorsque je fuguais
Je savais qu’elle m’ouvrirait ses bras d’écorce et de mousse
Qu’elle me cacherait mieux que n’importe quelle maison.
Au début je croyais malin d’enterrer mes trésors au pied des arbres
Mais dans une forêt
Tous les troncs se ressemblent
Et mes cachettes se perdaient comme des secrets trop bien gardés.
Un jour pourtant tout a changé.
Un chat
Un vrai chat de forêt
Libre
Silencieux
Presque sorcier
M’a menée plus loin que d’habitude.
Il avançait sans bruit
Se retournait parfois comme pour vérifier que je suivais
Puis s’est arrêté au pied d’un grand arbre.
Là j’ai compris.
Ce n’était pas le sol qu’il fallait apprivoiser.
C’étaient les hauteurs.
J’ai commencé à grimper.
J’avais trouvé des crampons antidérapants
Conçus pour ne pas glisser sur les sols gelés
Et une cordelette d’un vieux portique que j’avais transformée en corde d'ascension.
Je l’enroulais autour du tronc
Mes pieds se cramponnaient à l’écorce
Et je montais
Centimètre après centimètre
Comme si je gravissais un monde qui n’appartenait qu’à moi.
Là‑haut j’ai installé un hamac entre deux branches solides.
C’était mon royaume suspendu.
Le vent me caressait comme une vieille amie
La lumière filtrait en éclats dorés
Et l’odeur de l’essence de l'arbre me berçait mieux qu’aucune berceuse.
Et là
Dans ce refuge aérien
Je me sentais légère comme un ballon que l’on aurait oublié d’attacher.
Rien ne me retenait
Sinon le parfum de l’écorce et la fidélité des branches.
Je lisais sans crainte d’être dérangée.
Je respirais autrement.
Je devenais légère
Invisible
Invincible.
Dans ces hauteurs
J’ai compris que la vraie cabane n’a pas besoin de murs.
Elle tient dans une branche accueillante
Dans un souffle de vent
Dans un instant où l’on se sent enfin à sa place.
La mienne était là
Entre ciel et terre
Dans le secret des arbres qui m’avaient adoptée.



Bonjour Marie-Sylvie..... ;-) gamine, j'ai grimpé aux arbres aussi, la sensation de tout voir, de haut, et la paix qu'on vous fiche.... Merci, amitiés, jill
RépondreSupprimeril y la de beaux souvenir d'enfance.
RépondreSupprimerFA
Coucou chère Marie,
RépondreSupprimerTon texte est pure merveille bucolique, évasion, contemplation, une parfaite union avec les arbres, leur majesté... je fusionne infiniment ! Merci, bisous du cœur ❤️ Emma ❤️
Quelle belle évasion!
RépondreSupprimerCette cabane me rappelle les cabanes que je construisais dans les arbres avec mes frères et mes cousins, j'y allais souvent pour y lire et être tranquille et goûter le calme de la campagne.
Bonne journée
Bien amicalement
Livia
Qu'il est bien présenté ce souvenir vécu !
RépondreSupprimerCelui d’une petite fille qui grimpait pour disparaître un instant du monde, dans sa cabane des hauteurs. Pour lire. Rêver. Respirer autrement.
Béa kimcat
Coucou Marie Sylvie.
RépondreSupprimerGrimper dans les arbres, sur les rochers, était mon sport favoris. Il n'y a guère que depuis 2011 que j'évite.
Je m'étais vautrée dans les rochers. De mauvaises fractures et une claudication qui m'empêchent de jouer au guignol...
Bises et bon samedi. Zaza