LES CAMPEMENTS DE LA DÉBROUILLE SARTHOISE

 



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HOMONYME  # 16

ÉCRIRE UN TEXTE AVEC LES HOMONYMES SUIVANTS :

Camp - Quand - Qu'en - Quant - Caen

ET SUR LE THÈME :
 CAMPEMENT












Chaque année
Quand les 24 Heures de Le Mans approchent
La Sarthe se tend comme une corde trop tirée.  
Les loyers flambent
Les hôtels affichent complet
Et les habitants deviennent malgré eux 
Les acteurs d’une économie parallèle 
Où chacun tente de survivre dignement.

Il y a ces familles qui louent leur maison
Non par goût de l’aventure
Mais parce que la vie coûte cher
Parce que les salaires stagnent
Parce que qu'en dire sinon que c’est devenu nécessaire.  
Alors elles s’exilent pour quelques jours
Installant un campement de fortune dans un jardin
Un garage
Un bout de terrain prêté.  
Un camp improvisé
Fragile
Où l’on dort mal 
Mais où l’on respire un peu mieux financièrement.

Quant aux bénéfices
Ils ne sont pas un luxe : 
Juste de quoi payer une facture en retard
Remplir le frigo
Acheter des fournitures scolaires
Ou  "mettre du beurre dans les épinards" comme on dit ici.  
Une expression douce pour une réalité dure.

Pendant ce temps
Les visiteurs affluent
Certains croyant même arriver à Caen 
Preuve que le territoire n’existe pour eux 
Qu’à travers une course et un circuit.  
Mais derrière les moteurs et les projecteurs
Il y a des vies discrètes
Des stratégies de survie
Des solidarités de voisinage.  
Une économie de bricole et de courage.

Et chaque année
La même question revient :  
Quant à ceux qui vivent ici à l’année
Qui pense à eux
À leurs efforts
À leurs campements temporaires
À leur dignité silencieuse ?

Sous les étoiles
Dans ces bivouacs sarthois
On comprend que la débrouille n’est pas un choix mais une condition.  
Et pourtant
Malgré tout
Une force circule : 
Celle de tenir
De s’adapter
De transformer l’inconfort en ressource
Et la précarité en résistance.


C’est dans les marges que se révèle la vraie force des gens simples
Au cœur des nuits passées sous la toile ou dans un garage prêté
Même quand l’inconfort s’impose comme une évidence de fin de mois
Peu savent combien cette débrouille est un acte de courage silencieux.  
Et pourtant dans ces abris précaires circule une solidarité tenace
Mêlant rires ainsi que fatigue et dignité comme un feu qui ne s’éteint pas
Et rappelant que la précarité n’efface jamais la valeur des vies
Ni la fierté de ceux qui tiennent bon malgré les vents contraires
Témoignant que les campements les plus modestes portent souvent les plus grandes résistances.











Commentaires

  1. Eh oui, des festivités font grimper le coût de la vie.... hélas pour les pauvres locaux, quel texte.... merci, amitiés jill

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  2. Tout devient compliqué à l'heure actuelle. Moi je pars quelques jours en camping dans notre beau vercors au mois de Juillet. Petit camping bien familier. Que du bonheur. Merci à toi pour cette participation. Amitiés.

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  3. Un campement de fortune, oui car tout est cher autour du tourisme et des festivités... Il y en a du beau monde qui en profite... Et pas marrant pour les habitants du coin...
    Ah les 24 h du Mans... Je m'y intéresse sans y aller... Ma nièce Laura (27 ans) est mécanicienne dans la prestigieuse écurie de Ferrari... Et c'est souvent que c'est la voiture dont elle s'occupe qui gagne !! Elle a fait en 3e année, l'école des 24 h du Mans avec un BTS en mécanique. Une fille parmi une petite trentaine de garçons sur concours...
    Béa kimcat

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  4. je ne l'ai pas encore fait
    a plus
    FA

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  5. Coucou Marie Sylvie
    Le camping sauvage comme je le pratiquais, si tu savais ce que je regrette cette époque Dormir dans un duvet à même la toile à lapourrir et écouter le ressac frapper sur le littoral.
    Bises et bonne soirée. Zaza
    .

    RépondreSupprimer
  6. Coucou Marie Sylvie
    Le camping sauvage comme je le pratiquais, si tu savais ce que je regrette cette époque Dormir dans un duvet à même la toile à lapourrir et écouter le ressac frapper sur le littoral.
    Bises et bonne soirée. Zaza
    .

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