SAUVETAGE
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HOMONYME # 15
Écrire un texte avec les homonymes suivant :
et/ou
Il m’arrive certains soirs de laisser revenir ce moment où tout s’est éclairci entre nous.
Pas comme un éclair non.
Plutôt comme une lueur qui se dépose
Qui prend son temps
Qui s’installe dans les plis du passé.
Je revois nos pas hésitants
Nos gestes retenus.
Tu disais que je connaissais tous tes mystères
Et peut-être que c’était vrai.
Je savais reconnaître la fatigue dans ton regard
La douceur dans tes silences.
Et toi tu percevais mes attachements avant même que j’en prenne conscience.
Nous étions deux êtres qui se lisaient sans se parler.
Nous avons traversé tant de pièges
Parfois sots
Parfois trop sérieux
Parfois trop fragiles
Mais dans le souvenir tout cela s’adoucit.
Je revois seulement ta main qui se tend
Simple
Nue
Comme un sauvetage qui ne cherchait pas à briller.
Un geste qui disait :
《 Viens.
On peut encore se rejoindre. 》
Je me souviens du saut que j’ai fait vers toi.
Un saut minuscule
Presque invisible
Mais qui a changé la couleur du jour.
Tu as posé ta main sur la mienne
Légère comme un sceau posé sur une promesse silencieuse.
Et dans ce contact quelque chose s’est ouvert.
Même le seau où je laissais tomber mes peurs s’est vidé
Comme si la lumière avait trouvé un passage.
Dans la mémoire nous rions encore
De nos maladresses
De nos absences
De nos retours.
Nous comprenons que se perdre《 de temps en temps 》n’était pas une déchirure
Mais une manière de mieux se retrouver.
Aujourd’hui
Lorsque je repense à ce moment
Il n’y a plus de trouble.
Seulement une clarté douce
Un fil qui relie.
Les mystères sont devenus des chemins.
Les attachements des élans
Et dans ce souvenir qui respire encore
Je sais que nous avons appris à nous reconnaître
Même dans nos silences.
SAUVETAGE
Il suffit parfois d’une main
Une seule
Qui se tend dans le tremblement du jour
Et déjà quelque chose se déplace
Dévie
S’ouvre.
Il suffit d’un souffle
Un souffle à peine
Qui traverse l’ombre
Telle une lampe fragile que l’on protège du vent.
Le sauvetage
Ce n’est pas un cri
Ce n’est pas un éclat
Ce n’est pas une victoire.
C’est un murmure
Un pas qui s’approche
Une présence qui ne s’enfuit pas.
C’est quelqu’un qui reste
Lorsque tout le reste s’efface.
C’est quelqu’un qui voit
Lorsque nos yeux se ferment.
C’est quelqu’un qui dit sans parler :
《 Je suis là.
Reviens.
Respire. 》
Et alors
Dans ce presque rien
Dans ce fil qui se retend
Dans cette lumière qui hésite
Puis se pose
Le monde recommence.
Le sauvetage
C’est une main qui retrouve la nôtre
Au bord du silence.
C’est une chaleur qui revient
Dans un cœur trop longtemps immobile.
C’est une clarté qui s’infiltre
Dans les fissures de la peur.
C’est un geste répété
Une fidélité secrète
Une veille discrète
Qui ne demande rien
Et qui donne tout.
C’est la paix
Qui s’installe doucement
Telle une eau calme après la tempête.
C’est le souffle
Qui revient à sa juste place.
C’est la vie
qui dit encore une fois :
《Continue.
Je marche avec toi. 》
Et soudain
Sans bruit
Le monde respire à nouveau.
MARIE SYLVIE




Bonjour Marie-Sylvie, que c'est beau tout simplement, en effet, il y a sauvetage et sauvetage.... belle journée, amitiés, jill
RépondreSupprimertexte émouvant qui reflète la capacité à se comprendre sans un mot, et cela suffit à tout expliquer
RépondreSupprimerOui sauvetage beau et émouvant
RépondreSupprimerBon mardi chère Marie Sylvie
Bien amicalement
Béa kimcat
Comme j'aime tes mots, je sens bien qu'ils viennent du coeur, des mots d'amour.
RépondreSupprimerCette main qui se tend dans le silence vaut mieux que tous les discours !
Merci pour tant de douceur et aussi ta visite chez moi avec tant de gentillesse, ça fait du bien Marie Sylvie !
Je t'embrasse.