SIX JOURS POUR UNE LUMIÈRE

 





ÉCRIRE UN TEXTE SUR UNE ENQUÊTE EN SIX JOUR POUR RETROUVER UN COLIS DISPARU.

INTÉGRER LES MOTS :

















Il est des quêtes qui ne cherchent pas un objet mais une présence.
Un casier vide devient bientôt le seuil d'un cheminement, une énigme offerte au cœur.
Six jours sont accordés non pour retrouver un paquet mais pour découvrir une lumière.
Chaque jour se déploie comme une halte, une vertu à cueillir :
Patience, discernement, humilité, espérance, gratitude, détachement.
Et dans la lenteur de ce parcours, le vide se transforme en plénitude, l'absence en offrande.

Ainsi commence le voyage de six jours pour une lumière.

Jour 1 - Patience 
Le casier s'ouvre vide.
Ce vide n'est pas une absence mais une invitation.
Le monde continue, indifférent, et pourtant ce battement extérieur devient un miroir.
Dans l'attente, le souffle s'allonge, se fait compagnon.
Un pissenlit pousse entre les dalles, fragile et lumineux.
Il ne se presse pas, il ne s'inquiète pas.
Il attend le vent et dans son attente, il enseigne la patience.

Jour 2 - Discernement
Un brocoli oublié sur l'étal, ses feuilles flétries, rappelle que tout ce qui se fane parle .
La matière se décompose mais l'enseignement demeure : 
Distinguer ce qui nourrit de ce qui encombre.
Le regard s'affine, sépare l'essentiel de l'accessoire.
Le colis, soudain, n'est plus un objet à retrouver mais une énigme intérieure.
Le discernement naît dans ce glissement : Chercher moins ce qui manque, voir davantage ce qui est.

Jour 3 - Humilité
La chienlit aboie dans la rue, bruyante et désordonnée.
Un homme au torticolis incline la nuque, contraint par son corps.
Et dans ce geste involontaire, une leçon s'offre : L' Humilité.
Se pencher, reconnaître sa petitesse, accepter de ne pas tout maîtriser.
Le pas devient plus bas, plus simple.
L'immensité du monde se révèle et l'on comprend que la quête n'est pas domination mais accueil.


Jour 4 - Espérance
Un rêve sélève vers Bali.
Les vagues portent des colis invisibles, des promesses flottantes.
L'horizon s'ouvre et dans ce roulis marin l'espérance demeure.
Elle ne se fonde pas sur la certitude mais sur le mouvement.
Comme une houppie légère au-dessus des eaux, elle danse, fragile mais tenace.
L'espérance est ce fil qui relie le vide à la possibilité.

Jour 5 - Gratitude
Un ailloli  amer traverse la bouche.
L'amertume surprend mais elle devient enseignement.
Dans ce goût rugueux, une douceur se cache : Celle d'être en vie, d'être en quête.
Une lettre écrite, adressée à l'instant :
《 Merci pour ce vide qui façonne, merci pour cette absence qui révèle la présence 》.
La gratitude ne demande pas un colis, elle se contente du souffle, du pas, du regard.

Jour 6 - Détachement
Le casier reste vide.
Mais le vide est plein de présence.
Le pissenlit est revenu, fidèle, comme un signe discret.
Le colis n'était jamais ailleurs, il était déja là, dans l'ouverture, dans la lenteur, dans la quête elle-même.
Le détachement n'est pas abandon mais libération.
Ce qui manque cesse d'être manque, devient espace.
Et dans cet espace, le cheminement s'accomplit : Le colis est devenu lumière intérieure.


Six jours se sont écoulés comme six haltes sur un chemin intérieur.
Chaque absence a révélé une vertu, 
chaque silence a porté une parole secrète.
Le casier vide n'était pas un manquement mais une matrice.
Dans son creux, 
Patience a germé, 
Discernement a mûri, 
Humilité s'est inclinée, 
Espérance a levé ses voiles,
Gratitude a chanté 
Détachement a ouvert les mains.
Alors la lumière s'est levée non pas au bout du chemin 
Mais dans le chemin lui-même.

Et l'on comprend que la quête n'était pas pour un colis mais pour une clarté.
Ainsi se clôt ce voyage : 
Six jours pour une lumière ... et une vie entière pour l'habiter.








Commentaires

  1. Bonjour Marie-Sylvie, tu as relevé ce défi à ta manière, ,-) merci aussi et bon lundi Croqueurs, amitiés, jill

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  2. Quel joli voyage tu nous offres Marie Sylvie.
    C'est superbe et je viens de me régaler. Bel exercice littéraire pour retrouver la lumière dans ce cheminement intérieur.
    Bises et bon début de semaine - Zaza

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  3. Magnifique !
    Tu as choisi de travailler le sujet sous un angle philosophique. J'aime !
    Ce texte est rempli d'une sagesse poétique qui m'interpelle et m'émerveille.
    Oui, nous sommes souvent en attente d'un colis, et celui-ci n'arrivant pas, nous pouvons perdre patience, parfois.
    J'aime particulièrement cette phrase : "Le casier s'ouvre vide.
    Ce vide n'est pas une absence mais une invitation."
    Un grand bravo !
    Bonne journée, Marie-Sylvie.
    Amitiés,
    Martine

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  4. J'ai oublié de signer mon commentaire, désolée.
    Voici qui est réparé.
    Bonne semaine à toi.

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  5. Bonsoir Marie-Sylvie. La quête du colis perd de son importance au fil de tes mots. Bonne soirée

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  6. Bonjour Marie Sylvie, tu as relevé le défi d'une agréable façon !
    C'est superbe !!! Bravo !!!
    Amicalement,
    Colette

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  7. une surprenante façon philosophique pour aborder avec talent de défi
    bravo
    FA

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  8. Je me suis sentie si légère en lisant tes mots ! Magnifique ce chemin tracé vers la lumière ! Si certains pouvaient l'emprunter, et sans tarder, ce serait formidable. -"Rêver un impossible rêve...aimer même fort, même mal...pour atteindre l'inaccessible étoile..."- Bisous Marie-Sylvie

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  9. Superbe texte philosophique , je me suis régalée à lire cette magnifique quête .
    Bravo pour ce défi relevé haut la main
    Bonne soirée
    Bises
    Jazzy57

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  10. Merci, merci pour ce beau conte de Noël plein de sagesse

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