LE PAROXYSME DE LA DOULEUR
LE PAROXYSME DE LA DOULEUR
Il y a des douleurs qui ne saignent pas.
Elles ne crient pas, ne claquent pas, ne se montrent pas.
Elles rampent dans les replis de l'esprit telles des ombres qui refusent le jour.
Mon corps est devenu silence.
Un territoire figé, déserté par le mouvement.
Mais mon esprit, lui, court encore.
Il traverse des mondes, invente des possibles, tisse des rêves que mes membres ne peuvent plus suivre.
Et c'est là que naît le paroxysme.
Non dans le cri mais dans l'absence de cri.
Non dans la douleur physique mais dans celle qui pense, qui sait, qui comprend et qui ne peut rien faire.
Je suis une intelligence en exil, une pensée enfermée dans une cage de chair.
Chaque idée est une étoile que je ne peux toucher
Chaque désir une mer que je ne peux traverser.
Et pourtant je rêve.
Je rêve avec rage, avec feu, avec obstination
Car même immobile je suis vivante.
Et dans ce paradoxe, ce feu sous la glace
Je trouve une forme de beauté.
Une beauté douloureuse.
Une beauté qui brûle sans flamme.
Une beauté qui me rappelle que je suis encore là
Au bord du monde
Au bord de moi.
Ne s'opposent pas toujours
Parfois ils cohabitent



Comme c'est beau et bien décrit Marie Sylvie, et quelle énergie en ressort.
RépondreSupprimerMerci pour ce texte émouvant.
Bises et bon samedi
Zaza
Beau et poignant paroxysme de la douleur...
RépondreSupprimerla douleur cachée, le combat devant l'adversité quel courage,
RépondreSupprimerFA