MOT MYSTÈRE # 47

 


LE MOT MYSTÈRE # 47

https://lilousoleil.com/2026/07/06/le-mot-mystere-47-le-mot/





Pour ce nouveau défi proposé par Lilou
le mot mystère #47 nous invite à suivre une piste double
 à la fois aérienne et souterraine.  

Les 09 lettres
 E - E - E - I - C - R - T - T - L
 dessinent un nom masculin rare
un mot qui porte deux vies : 

Celle d’un TIERCELET 

jeune rapace trop léger pour le grand gibier
 et celle d’un petit tonneau façonné de douelles
né pour ne garder qu’une tierce de la récolte. 
 
Entre ciel et cellier
ce mot joue à cache-cache avec les sens
se glisse dans les anagrammes commençant uniquement par la lettre T
et nous offre un terrain de jeu où l’imaginaire peut voler comme se poser.

Voici ma participation
tissée autour de ce mot aux deux ailes et aux deux cercles.









LE CHANT DISCRET DU TIERCELET




Sous la tétière du ciel
Là où la lumière se déplie comme une aile neuve
Le tiercelet s’élance.  
Il n’a pas la puissance des grands rapaces
Ni la majesté des chasseurs de haut vol
Mais il possède autre chose : 
Une grâce minuscule
Une précision de filigrane.
Dans l’air il trie les courants comme on tric une étoffe
Il tire des lignes invisibles
Il tète la tiédeur des ascendances
Comme si chaque souffle était une offrande.

Son vol est un poème discret
Un tercet que seul le vent sait lire.  
Parfois il se pose sur une branche
Minuscule prince des hauteurs
Et observe le monde avec la patience des êtres qui savent qu’ils ne domineront jamais
Mais qu’ils habiteront toujours.

Plus bas dans le cellier son nom change de nature.  
Le tiercelet devient une terce de récolte
Une petite part
Un fragment précieux.  
Il devient un tonnelet discret
Un tiercé de nectars
Une architecture de douelles et de cercles où le temps se dépose comme une poussière dorée.
Là il porte un autre titre : 
Celui de gardien des saveurs
Confident des vendanges
Mémoire liquide des saisons.

Deux mondes
Deux vies 
Un seul mot.  
Dans le ciel il écrit la légèreté.  
Dans la cave il écrit la lenteur.  
Et entre les deux il y a cette vibration infime
Ce battement d’aile qui relie l’air au bois
Le vent au vin
La liberté à la patience.

Le tiercelet est un pont.  
Un souffle.  
Un secret.  
Un mot qui ne se contente pas d’exister : 
Il respire.









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Commentaires

  1. Bonjour Marie-Sylvie, de l'oiseau au vin, ce texte est un nectar, bravo, amitiés jill

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