LE COCHE DU BONHEUR
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Pour cet atelier # 02 - 2026
Ghislaine nous invite à traverser cinq chemins d’écriture
chacun avec sa propre lumière.
D’abord les mots du Chaos
de la Rumeur
du Recul
qui ouvrent la porte à une réflexion sur nos fragilités.
Puis viennent les mots commençant par AB
ces petits éclats de langue qui disent l’usure
l’élan ou la profondeur.
Le troisième sujet nous conduit vers la chaleur
Celle qui réconforte ou consume.
Le quatrième nous demande de faire vivre Alban dans un texte.
Enfin
le cinquième nous invite à convoquer un personnage célèbre
et j’ai choisi
Marcel André AYMÉ
Né le 29 Mars 1902 et décédé le 14 Octobre 1967
Écrivain français
dont la phrase sur le bonheur et le malheur résonne comme un fil rouge.
J’ai donc choisi de répondre à l’atelier sous la forme d’un texte en cinq mouvements
chacun dédié à un sujet
mais tous reliés par une même respiration.
Il arrive que le bonheur ressemble à une éclaircie fragile
Un instant suspendu entre deux rafales.
Autour le chaos murmure encore
Comme une bête tapie derrière un mur trop mince.
La rumeur du malheur à venir circule
Insistante
Prête à nous faire perdre pied.
Alors on prend du recul
On observe ce qui vacille
Ce qui tremble
Ce qui manque.
On se découvre parfois absent à soi-même
Comme si la vie nous avait déposés là sans prévenir
Au bord d’un carrefour incertain.
Et pourtant
Même dans cette fragilité
Quelque chose résiste.
Ce n’est pas l’illusion d’un monde parfait
Mais la force discrète de ce qui a déjà été abîmé
Et qui continue malgré tout.
On avance pour ne pas sombrer dans l’abandon
On cherche un abri dans les gestes simples
On tente d’aborder chaque jour comme une rive nouvelle
Même lorsque l’horizon ressemble à un abysse.
Il y a une obstination tendre
Une manière de dire que la vie persiste
Même fêlée.
Alors vient la chaleur
Parfois douce comme une main posée sur l’épaule
Parfois brûlante comme un soleil trop proche.
Elle réveille ce qui dormait
Elle fait fondre les peurs
Elle éclaire les zones d’ombre.
Mais elle peut aussi étouffer
Rendre l’air trop chaud
Trop dense
Trop lourd.
La chaleur est une vérité double :
Elle réconforte et elle consume.
Elle rappelle que tout ce qui vit brûle un peu
Et que c’est dans cette brûlure que se loge la possibilité d’un renouveau.
C’est alors qu’apparaît Alban
Silhouette familière
Compagnon discret de nos hésitations.
Il avance avec cette maladresse touchante de ceux qui n’ont jamais cessé d’espérer.
Il trébuche
Il doute
Il recommence.
Il sait que la vie n’est pas un long fleuve tranquille
Mais une succession de portes qu’il faut oser pousser
Même lorsqu'elles grincent.
Alban est celui qui rappelle que l’on peut être fragile et courageux à la fois
Que l’on peut marcher même lorsque le sol tremble
Que l’on peut aimer même lorsque l'on a peur.
Et c’est là que résonnent les mots de Marcel AYMÉ :
《 Être heureux, ce n’est pas bon signe,
c’est que le malheur a manqué le coche, il arrivera par le suivant. 》
Il ne s’agit pas d’un pessimisme
Mais d’une lucidité tendre.
Le bonheur n’est pas un état permanent :
C’est une halte
Une respiration
Un wagon que l’on attrape parfois au vol.
Le malheur
Lui n’est pas une fatalité :
Seulement un passage
Un pli du temps.
Entre les deux il y a nous
Nos élans
Nos peurs
Nos recommencements.
Et cette certitude silencieuse :
Même si le malheur revient ... le bonheur aussi
Toujours.




Bonjour Marie-Sylvie, je découvre cette phrase de monsieur Aymé, tôt ou tard la vie vous mettra dans bâtons dans les rues, que vous soyez "riche" ou pas.... la vie est faite de périodes... Merci, et bravo, amitiés jill
RépondreSupprimervoilà un texte où je te reconnais pleinement.
RépondreSupprimerBravo
FA
Coucou Marie Sylvie.
RépondreSupprimerUne petite phrase de Marcel Aymé qui précise bien ce que la vie nous réserve...
Mais, mais, n'oublions jamais que de se relever d'embûches permet d'apprécier les petits bonheurs au quotidien.
Bises et bon mardi. Zaza
je me surprends certains matins à me dire je suis heureuse
RépondreSupprimerde te lire
bravo!
Et comme le disait Socrate : " La chute n'est pas un échec. L'échec, c'est de rester là où l'on est tombé !"
RépondreSupprimerJ'aime beaucoup ton poème par thème, j'aime faire halte dans les petits moments de bonheur que je goûte pleinement.
Bonne journée
Amitiés
Bonjour Marie Sylvie,
RépondreSupprimerTu as relié les sujets d'une façon magistrale......J'apprécie beaucoup surtout le fil conducteur
que tu as choisis avec toujours cette justesse des mots qui donne à réflexion......
Tu as une belle façon d'écrire et je suis heureuse de t'avoir dans ma bande d'écrivains.
Surtout fais attention à toi, la chaleur consume tu as bien raison.......
Je t'embrasse affectueusement mon Amie...
Bonsoir Marie-Sylvie. Bravo pour ton texte pour ce défi ! Il faut savourer les petits instants de bonheur et ne pas trop pensr au coche du malheur. Bonne soirée
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