NOUS TENIR DEBOUT
ATELIER D'ÉCRITURE
https://defisetmoidanmaimistic.blogspot.com/2026/05/liste-112-et-une-image-des-mots-n61.html?m=1
LISTE # 112
Brillante - Séparément - Horoscope - Galaxie - Formuler - Parfaite -Absorber - Icône - Cosmopolite - Végétation
Je refuse de me taire dans un monde qui s'effrite.
Je regarde l’actualité
Et parfois j’ai l’impression que la lumière brillante des slogans masque mal les fractures.
On nous parle de vivre séparément
De dresser des murs
Comme si l’horoscope du siècle exigeait la peur pour avancer
Mais je ne peux pas croire que notre galaxie humaine soit condamnée à se rétrécir.
Alors j’essaie de formuler ma propre manière de résister.
Elle n’est pas parfaite
Elle tremble
Mais elle refuse d’absorber sans broncher
les discours qui réduisent les vies à des chiffres
Les peuples à des menaces
Les solidarités à des naïvetés.
Je ne suis l’icône de rien
Juste une citoyenne parmi d’autres
Dans une ville cosmopolite
Où les langues
Les cultures et les histoires
Se croisent comme des rivières qui refusent d’être détournées
Et chaque fois que je traverse un parc
La végétation me rappelle que la terre ne ment pas :
Elle pousse
Elle brûle
Elle renaît
Elle dit la vérité que les discours contournent.
Je ne veux pas d’un monde où l’on s’habitue à l’injustice
Où l’on confond sécurité et fermeture
Où l’on oublie que la dignité n'est pas négociable.
Alors je parle
Même si ma voix tremble.
Je signe
Je marche
J’écoute
Je tends la main.
Je choisis la fraternité comme acte politique
Parce que tant que je peux dire "je"
Je peux encore dire "nous".
Et tant qu'il restera une main
Pour rejoindre la mienne
Je saurai que nous pouvons
Encore tenir debout.
IMAGE # 61
RESSENTI SUR IMAGE
Je sais que ma route est cabossée
Mais tant que la lumière se lève quelque part
Je peux encore avancer vers elle
Je ne sais pas exactement lorsque j’ai commencé à regarder ma vie comme un chemin.
Peut‑être le jour où mon corps a cessé d'obéir comme avant
Où chaque geste est devenu une négociation
Où avancer n’a plus été un automatisme
Mais un choix
Un acte de volonté
Presque un acte de foi.
Depuis je marche autrement.
Pas avec les jambes seulement
Mais avec la tête
Avec le cœur
Avec ce qu’il me reste de courage.
Et lorsque je regarde cette image
Ce sentier de pierres
Cette montée dans la brume
Je me reconnais.
Je me vois là
Quelque part entre la fatigue et l’espérance
Entre ce que j’ai perdu et ce que je peux encore atteindre.
Le pire je crois est derrière moi.
Je l’ai traversé comme on traverse une tempête :
Sans élégance
Sans certitude
Mais debout malgré tout.
Il m’a fallu accepter l'inacceptable
Apprendre à vivre avec un corps qui ne suit plus
Apprendre à demander
À ralentir
À renoncer parfois.
Et pourtant je suis encore là.
Ce chemin de pierres
Cabossé
Irrégulier
C’est un peu ma colonne vertébrale
Fragile mais tenace.
Il monte
Il tourne
Il disparaît dans la brume
Comme si l’avenir refusait de se montrer d'un seul coup.
Et peut‑être que c’est mieux ainsi.
Peut‑être que je n’ai pas besoin de tout voir
Juste de savoir que la lumière existe encore
Parce que la lumière
Elle
Elle est là.
Pas éclatante
Pas triomphante
Mais douce
Dorée
Patiente.
Elle m’attend à l’horizon comme une promesse raisonnable
Pas de guérison miraculeuse
Pas de retour en arrière
Mais une manière de vivre qui ne soit plus une lutte permanente.
Je ne baisse pas les bras.
Je ne peux pas.
Il y a en moi une force que je ne soupçonnais pas
Une force née de la douleur
De l’adaptation
De cette obstination tranquille qui dit
《 Je continue
Même autrement.》
Alors oui ce chemin c’est le mien.
Il n’est pas droit
Il n’est pas simple
Mais il me porte encore.
Et tant que la lumière se lève quelque part
Tant que je peux avancer d’un pas
Même minuscule
je sais que je ne marche pas vers la fin
Mais vers une forme nouvelle de moi-même.
Je ne crois plus à l'horoscope des jours parfaits
Je marche dans ma propre galaxie
Brillante parfois
Cabossée souvent
Cherchant à formuler une vérité qui puisse absorber mes doutes
Et dans cette ville cosmopolite
Où chacun avance séparément
Je deviens malgré moi une icône fragile
Portée par la végétation qui renaît toujours.
MARIE SYLVIE
L'ÉCHO DE LA PLUME PAR MARIE SYLVIE






Bonjour Marie-Sylvie, mots imposés comme impression sur illustration, tout est dit.... à te connaître un peu mieux, de jour en jour, amicales pensées, jill
RépondreSupprimer