LE JARDIN DES PROVERBES
Ce proverbe est profond
ancien
et souvent contre‑intuitif.
Il suggère que l’épreuve physique n’est pas seulement une chute
mais aussi un révélateur intérieur.
La maladie
en ralentissant le corps
force l’âme à se retourner vers elle‑même.
Elle crée un espace où tombent les illusions
les urgences factices
les rôles que l’on porte machinalement.
Dans cette mise à nu
quelque chose se clarifie :
une vérité
une priorité
une paix
parfois même une réconciliation avec soi.
La fragilité n’est pas un échec
mais un passage.
Le ralentissement ouvre des portes que la force ferme.
La douleur peut devenir un maître exigeant
mais juste.
L’âme se purifie lorsque le corps ne peut plus tricher.
En somme
le corps tombe pour que l’âme se relève autrement.
Dans nos vies rapides
la maladie agit comme un arrêt brutal qui nous oblige à écouter ce que nous repoussions : Fatigue accumulée
émotions enfouies
Elle devient alors une réorientation
un recentrage
parfois même un pardon envers soi.
Lorsque le corps se brise
Quelque chose en nous se met à parler plus bas
Plus vrai.
La douleur ouvre des portes que la force tenait fermées
Et dans cette faille
Une lumière s’avance
Timide d’abord
Puis sûre d’elle
Comme si l’âme retrouvait le chemin de sa propre chambre.
Il arrive que la fièvre éclaire mieux que le plein soleil
Que la fatigue dénude ce que l’on n’osait pas voir.
Ainsi le corps
En trébuchant
Enseigne à l’âme la lenteur
La vérité
Et cette paix qui ne vient qu’après le vertige.

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