LA JUSTICE DES ÉLÉMENTS
ATELIER JEUX ÉCRITURE DE NANOU
https://atelierjeuxecriturenanou.blogspot.com/2026/05/proposition-n111.html?sc=1778439262634&m=1#c3842463492705675795
PROPOSOTION # 111
ÉCRIRE UN TEXTE EN UTILISANT LES PHRASES
MOTS EXPRESSION
ET THÈME PROPOSÉS
SANS LES MODIFIER
PHRASES :
La surface de la mer - Une bonne bouffée d'air - Monticule de dossiers - Ses opinions politiques - Par le premier train -Mots inaudibles - Le flot des véhicules.
MOTS OU EXPRESSIONS
Souvenir - Ouvrir - Tailler une bavette - Minutieux - Hebdomadaire.
ET/OU THÈME :
JUSTICE
On voudrait nous faire croire que tout commence dans les murs d’une centrale
Que l’électricité naît sous des néons
Dans des salles où ronronnent des machines.
Mais moi je sais autre chose.
Je l’ai vu courir par le premier train
Glisser le long des rails comme une bête vive
Exactement comme la dynamo d'une bicyclette qui s’éveille sous la vitesse.
Je l’ai entendue dans le flot des véhicules
Dans le grondement du vent qui traverse les arbres
Dans la surface de la mer lorsque l’orage approche.
L’électricité n’est pas une invention humaine
C'est un souffle du monde
Une force qui existait bien avant nos monticules de dossiers
et nos débats sur ses opinions politiques.
Pour comprendre cela
Il suffit parfois d'une bonne bouffée d'air
D'un regard plus minutieux
D'un instant où l'on accepte d'ouvrir les yeux autrement
D'un instant où l'on cesse d'avaler les récits que l'on nous sert
Car la Justice
La vraie
Ne se cache pas dans les factures.
Et pourtant
On nous raconte que tout est rare
Coûteux
Fragile
Comme si la Nature elle-même devait payer une taxe pour exister.
Ce mensonge politique n'a qu'un but
Travestir la Justice pour nous facturer l'exagération
Pendant que l'on nous demande encore de tailler une bavette pour faire passer la pilule
Comme un mauvais souvenir que l'on voudrait enjoliver.
Faire croire que la lumière est un privilège
Alors qu'elle est d'abord un phénomène naturel
Aussi ancien que la foudre
Aussi libre qu'un éclair.
Elle est là
Partout
Prête à réveiller ce qui dort
À jaillir comme une vérité trop longtemps retenue.
Elle parle parfois en mots inaudibles
Mais chacun de ses orages nous rappelle la même chose :
La Nature n'a jamais cessé de créer.
L’électricité est comme le tonnerre
Brute
Libre
Indomptable
Un rappel hebdomadaire que rien n’appartient vraiment à l’homme
Pas même la lumière qu’il croit dompter.



Bonjour Marie-Sylvie.... sans nous sommes peu de chose aujourd'hui, et côté facture.... Un billet qui nous ouvre les yeux.... merci, amitiés, jill
RépondreSupprimerBien vue cette justice des éléments !
RépondreSupprimerBravo pour cet atelier réussi
Bon mercredi chère Marie Sylvie
Bien amicalement.
Béa kimcat