MOT MYSTÈRE # 41
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TIRAGE # 41
12 LETTRES - NOM FÉMININ PLURIEL
A - E - E - I - U - G - G - T - T - H - N - S
DÉFINITION :
Très ancienne tradition normande
désignant les étrennes que sollicitaient les enfants allant chanter de porte en porte au Jour de l'an.
Elles désignent aussi traditionnellement la part des pauvres à la Chandeleur dans le pays de Caux.
ÉPICES :
ÉCRIRE UN TEXTE INTÉGRANT UNE DOUZAINE DE MOTS ANAGRAMMES LES ÉPICES DE LA CONSIGNE COMPRIS
ET COMMENÇANT PAR LA LETTRE - H -
LE TEXTE DOIT ÊTRE EN RAPPORT AVEC LE MOT MYSTÈRE
On raconte qu’un matin hésitant
Alors que la brume traînait encore
Sur les haies du chemin
Une haguignette est apparue.
Elle venait du fond du bois
Là où les huttes se serrent
Telle de vieille sœur frileuse.
On dit qu’elle y avait vécu longtemps
Hantée par huit hutins malicieux
Qui lui soufflaient huitante histoires
Pour l’empêcher de dormir.
Parfois la nuit se faisait haineuse
Lourde de hantise
Et la haguignette restait immobile
Haute de peur
Mais droite malgré tout
Comme si le silence lui tenait la main.
D’autres fois
Un souffle hautin passait entre les branches
Un vent qui se croyait plus fort que tout
Et qui tentait de la détourner du sentier
Mais elle avançait quand même
Avec cette obstination douce
Que seuls possèdent ceux qui ont trop longtemps attendu la lumière.
Ce matin-là pourtant
Quelque chose avait changé.
Les hutins ne riaient plus pour se moquer
Mais pour l’encourager.
Les haies semblaient s’écarter
Pour lui ouvrir un passage.
Même la brume d’habitude si collante
Se déchirait en filaments clairs
Comme si l’aube voulait la protéger.
Les anciens du village jurent qu’ils l’ont vue marcher ainsi
Jusqu’à la huitième borne du chemin
Là où la terre devient plus douce
Et où les ombres cessent de mordre.
Ils disent qu’elle s’est arrêtée
Qu’elle a levé les yeux
Et que la lumière a glissé sur elle
Telle une bénédiction.
Puis elle a disparu derrière la dernière haie
Sans bruit
Sans trace
Laissant seulement dans l’air
Un parfum de bois chaud
Et une paix étrange
Presque tendre.
Depuis ce jour
On raconte que les haguignettes reviennent
Lorsque le monde a besoin d’un signe
D’un pas fragile mais vrai
D’une présence qui rappelle que
Même les nuits les plus lourdes finissent par s’ouvrir.




Bonjour Marie-Sylvie, et ce monde en aurait bien besoin !! Bien belle histoire, merci, amitiés jill
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