LES GASCONS VONT TOUJOURS AU-DELÀ DE LA VÉRITÉ ET LES NORMANDS RESTENT TOUJOURS EN-DEÇÀ
Un proverbe savoureux qui sent la terre,
la table,
l’accent
et ces tempéraments régionaux qui colorent la France comme un vitrail.
Ce proverbe,
derrière son humour régional,
porte en réalité un enseignement étonnamment profond ...
presque une petite sagesse de vie déguisée en boutade.
Chacun porte sa manière de dire le monde.
Les Gascons qui “vont au‑delà” et les Normands qui “restent en‑deçà” rappellent que :
Certains amplifient,
colorent,
enjolivent.
D’autres retiennent,
mesurent,
filtrent.
Il n’y a pas une seule façon d’être vrai.
Il y a des tempéraments,
des cultures,
des rythmes intérieurs.
La vérité n’est jamais pure :
Elle est relationnelle.
Ce proverbe montre que la vérité n’est pas
un bloc immobile.
Elle dépend de :
Qui parle
Comment il parle
D’où il parle.
L’excès et la retenue sont deux manières de chercher l’équilibre.
L’un dépasse,
l’autre retient
mais les deux cherchent à dire juste.
Ce proverbe invite à reconnaître que :
L’exagération peut être une forme de générosité.
La réserve peut être une forme de délicatesse.
Chaque excès a sa pudeur
chaque retenue a son éclat.
Comprendre l’autre,
c’est accepter son style de vérité.
Le proverbe enseigne une forme de tolérance :
Ne pas juger trop vite celui qui parle trop fort ou celui qui parle trop peu.
Ils expriment simplement le monde selon leur nature.
Entre les deux,
il existe un espace de rencontre.
Là où l’exagération et la prudence se croisent,
on trouve souvent :
La complicité
La narration
Et parfois même la sagesse.
C’est dans cet entre‑deux que naît la compréhension mutuelle.
AU-DELÀ ET EN-DEÇÀ
Les Gascons vont toujours au-delà de la vérité
Et les Normands restent toujours en‑deçà.
Ils marchent sur la carte comme deux vents contraires
Les Gascons pleins de soleil
Les Normands pleins de brume.
Les premiers enjolivent le monde
D’un geste large
Comme s’ils versaient du vin dans chaque phrase
Pour qu’elle chante un peu plus fort.
Chez eux la vérité est un cheval fougueux
Que l’on laisse galoper au‑delà de la colline
Juste pour voir jusqu’où il ira.
Les seconds eux avancent à pas mesurés
La parole tenue comme une lampe dans la main.
Ils disent moins
Ils disent bas
Ils disent juste ce qu’il faut
Pour que la vérité ne prenne pas froid.
Chez eux la prudence est une pluie fine
Qui retient les mots avant qu’ils ne s’égarent.
Et pourtant
Entre l’excès qui flamboie
Et la réserve qui rassure
Il y a ce pays invisible
Où les deux se rejoignent :
Là où l’on raconte pour vivre
Et où l’on tait pour aimer
Car la vérité qu’on la dépasse ou qu’on la retienne
N’est jamais qu’une lumière que chacun porte à sa manière
Torche ardente du Sud
Veilleuse du Nord.

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,-) eh oui, les régions et leur mentalité.... amitiés, jill
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