ŒIL POUR ŒIL ... DENT POUR DENT
ŒIL POUR ŒIL ... DENT POUR DENT
Ce proverbe porte en lui une odeur de rancune certes oui
une sorte de justice primitive,
immédiate
qui répond à la blessure par la blessure
mais si on l’écoute attentivement,
il offre un enseignement bien plus profond que sa surface rugueuse.
La tentation de la réciprocité est naturelle
mais dangereuse.
Il révèle notre premier réflexe humain :
Rendre ce qu’on a reçu,
équilibrer la balance par le même poids de douleur.
C’est un miroir de nos instincts,
pas une invitation à les suivre.
Ce proverbe,
dans son contexte ancien,
voulait limiter la violence
non l’encourager.
Il disait en substance :
《 Tu ne peux pas faire plus de mal
que ce que tu as subi. 》
C’était une barrière,
un frein,
un garde-fou.
La rancune enferme, la justice libère.
Si l’on applique ce principe au pied de la lettre aujourd’hui,
on se retrouve dans un monde où chacun répond,
réplique,
riposte
et où personne ne guérit.
Le proverbe montre ce piège :
La rancune crée un cercle fermé,
une spirale qui ne connaît pas de sortie.
La vraie force est dans la rupture du cycle.
L’enseignement moderne pourrait être :
《 Si tu rends le coup, tu perpétues la nuit.
Si tu refuses, tu ouvres une porte. 》
Ce proverbe invite à réfléchir à ce que nous voulons transmettre :
La blessure reçue ou la paix choisie.
La justice évolue, l’humanité aussi.
Ce qui était un progrès dans les sociétés anciennes devient aujourd’hui un rappel :
Nous pouvons aller plus loin,
inventer une justice qui répare
au lieu de répliquer,
une justice qui protège au lieu de punir mécaniquement.
En somme
Ce proverbe sent la rancune
parce qu’il parle de notre part la plus instinctive
mais il enseigne justement à la reconnaître,
à la dépasser,
et à choisir une réponse qui ne reproduit pas la blessure.
ŒIL POUR ŒIL ...
MAIS LA LUMIÈRE PERSISTE
On dit :
Œil pour œil dent pour dent
Comme si le monde tenait debout
Sur un équilibre de blessures.
Pourtant
Chaque fois qu’une main répond à la morsure
Le cercle se resserre
La nuit gagne un peu de terrain
Et le cœur se durcit telle une pierre que l’on aurait trop longtemps serrée.
Mais il arrive
Dans un souffle
Dans un regard
Dans un silence qui refuse la haine
Qu’une autre voie s’ouvre.
Une voie où l’on ne rend pas le coup
Où l’on ne pèse pas la douleur avec la même balance que l’offense
Où l’on choisit de rompre la chaîne plutôt que de la transmettre.
Alors
Dans cette brèche minuscule quelque chose respire :
Une clarté neuve
Un courage sans éclat
Une paix qui ne se vante pas.
Et l’on comprend
Que la justice véritable ne se nourrit pas de représailles
Mais d’un geste qui désarme sans humilier
Qui protège sans détruire
Qui éclaire sans brûler.

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Bonjour Marie-Sylvie.... Ca me fait penser à la peine de mort pour coupable, oeil pour oeil, dent pour dent, il aura la même sentence ! Sur ce ta poésie finale laisse place à autre chose, je préfère aussi.... merci, amitiés, jill
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