SECONDE NATURE


















Ce proverbe peut enseigner que ce que nous répétons nous façonne.
L’habitude n’est pas un simple automatisme.  
Elle devient une manière d’être, 
une seconde peau.  
À force de répéter un geste, 
une pensée, 
une attitude,  
nous finissons par les incarner 
sans même y penser.

C’est une invitation à regarder nos gestes quotidiens  
comme des graines que nous semons dans notre propre terre.

L’habitude peut être force ou prison.
Le proverbe ne dit pas que l’habitude est bonne ou mauvaise.  
Il dit qu’elle est puissante.
Une habitude lumineuse devient un appui.  
Une habitude lourde devient un carcan.

L’enseignement est d’apprendre à discerner  
ce qui nourrit de ce qui enferme.

La transformation est possible
même une seconde nature peut évoluer.  
La photographie que j'ai choisie pour illustrer mon poème le montre merveilleusement :  
Sur une tige dure, 
épineuse, 
surgissent des pousses neuves.

Cela dit quelque chose de très simple 
et très profond :  
ce que nous avons construit peut être transformé
et même les habitudes les plus anciennes  
peuvent laisser place à un bourgeon inattendu.

L’habitude révèle notre liberté.
Parce qu’elle se construit,  
elle peut aussi se déconstruire, 
se réinventer.  
Le proverbe rappelle que nous ne sommes pas figés.  
Nous sommes des êtres de répétition, 
oui
mais aussi des êtres de choix.


En résumé
Ce proverbe nous enseigne que :  
Nous devenons ce que nous faisons souvent
Nos habitudes ont un pouvoir immense
Nous pouvons choisir lesquelles cultiver
Et même les plus anciennes peuvent fleurir autrement.











SECONDE NATURE 


Chaque geste revient
Tel un oiseau fidèle
Qui retrouve son perchoir 
Dans la lumière du matin.  

À force de revenir
Le simple devient chemin
Le chemin devient peau
Et la peau se souvient avant même la pensée.  

L’habitude s’installe
Non comme une prison
Mais comme un jardin secret
Où les pas apprennent à pousser des racines.

Alors dans le silence des jours
ce que l’on répète  
Se transforme en source discrète
En souffles familier
En seconde nature  
Qui nous façonne autant qu’on la façonne.  

Et parfois il suffit d’un souffle nouveau
D’un geste déplacé d’un millimètre
Pour que la nature change
Et que l’habitude devienne le premier pas d’un autre possible.










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