PARLER FOOTBALLEUR



CONSIGNE AEV 2526 - 20







ÉCRIRE UN TEXTE APRÈS UNE SÉLECTION DE QUELQUES EXPRESSIONS TIRÉES DU 
ET SON CHAPITRE 4 SUR 














Dans la nuit du 29 Mars, 
lorsque les aiguilles hésitent encore entre l’Hiver et le Printemps, 
le Temps descend sur la pelouse du monde pour jouer son match annuel.  
Les maisons sommeillent 
mais déjà dans les couloirs silencieux, 
les râleurs marquent à la culotte chaque horloge 
comme si l’aube pouvait leur voler quelque chose. 
Ils avancent à pas prudents, 
redoutant de se prendre les pieds dans le tapis du changement, 
ce tapis invisible où trébuchent les habitudes.
Ils se sentent un peu impuissants
battus d’avance par cette minute qui se dérobe,
par cette heure qui glisse entre les doigts
comme une savonnette de lumière.

En face sur le banc des optimistes,  
les contents s’étirent doucement. 
Pour eux l’heure nouvelle est un caviar
une offrande discrète déposée dans le cadre de leur matinée. 
Ils avancent dans le jour comme des   métronomes
réglés sur la pulsation du soleil, 
confiants, 
presque joyeux.  
Ils savent que le Printemps n’entre jamais en fanfare
mais par un petit filet de clarté qui s’invite entre les rideaux.

À sept heures l’arbitre invisible du cosmos siffle le coup franc du passage.  
Les râleurs protestent, 
brandissant leur café comme un carton de biscotte 
mais le Temps, 
souverain, 
ne se retourne pas.  
Certains tentent une remontada
jurant qu’ils récupéreront leur sommeil perdu
tandis que d’autres touchent du bois pour ne pas arriver en retard à leur propre vie.  
Et puis il y a ceux qui malgré toute leur bonne volonté passent au travers
comme si l’aube les avait oubliés sur le banc de touche.

Mais le jour finit toujours par rassembler tout le monde.  
À midi les râleurs ont été envoyés à la douche !
Les contents sourient sans triompher et le soleil,
complice, 
trace une lucarne de chaleur sur la table.  
Le match s’achève sans vainqueur ni vaincu,
seulement avec cette vérité douce : 
Le changement d'heure n’est pas une bataille
mais une respiration.  
Une façon qu’a le monde de nous rappeler que rien n’est immobile, 
que tout avance, 
même lorsque nous traînons les pieds.

Et voilà, 
comme dirait l’autre, 
la vérité vraie : 
Le Temps joue et nous jouons avec lui.









Commentaires

  1. Bonjour Marie-Sylvie, ah ce changement d'heure qui arrive à nouveau, au printemps, en avant, une heure en moins... Bien joué ! Merci, amitiés, jill

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  2. Un vocabulaire du football bien placé !
    J'avoue que le football ne m'intéresse pas du tout
    Béa kimcat

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  3. je suis incapable de suivre un match de foot,
    Hélas!

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  4. Ah c'est vrai qu'il va falloir bientôt changer d'heure. Et ça va me faire râler, au début

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