LIBERTÉ ... FORCE VIVE DÉPLOYÉE
JARDIN DES MOTS
THÈME MARS 2026
ÉCRIRE UN TEXTE AUTOUR DU THÈME DU PRINTEMPS DES POÈTES 2026 :
LIBERTÉ
FORCE VIVE, DÉPLOYÉE
Il est difficile d’aborder le thème de la liberté sans sentir,
quelque part derrière soi,
la présence du poème《 Liberté 》de Paul Éluard.
Son texte écrit en 1942,
au cœur d’un monde fracturé
continue de vibrer comme un souffle indomptable,
un appel à tenir debout quand tout vacille.
Je n’ai pas cherché à l’imiter,
ni à marcher dans ses pas
mais il me semblait juste de reconnaître que son poème,
devenu presque un emblème,
accompagne toute réflexion sur la liberté
même lorsque l’on tente d’en tracer une voie plus intime,
plus personnelle.
C’est donc dans cet écho lointain
mais vivant
que s’inscrit le texte qui suit :
Une liberté moins héroïque,
peut-être,
plus intérieure,
plus quotidienne,
une liberté qui se déploie dans le simple fait d’avancer,
de respirer,
de se tenir fidèle à ce qui nous anime.
Je marchais sans hâte
Comme on avance dans un matin encore fragile.
La terre vibrait sous mes pas
Et l’air portait cette odeur de commencement
Qui murmure que tout peut encore s’inventer.
Je ne suivais aucun chemin tracé.
Pourtant quelque chose en moi savait où aller
Comme si une ligne discrète
Enfouie sous ma peau
Me guidait sans jamais m’ordonner.
À mesure que j’avançais
Le monde s’élargissait.
Les pierres perdaient leur poids
Les pensées leur agitation
Et je sentais dans ma poitrine un espace neuf
Un souffle qui ne demandait qu’à s’étendre.
C’est alors que j’ai compris.
La liberté n’est pas un drapeau qu’on brandit
Ni une porte que l’on force
Mais une manière d'habiter son propre pas.
Elle naît lorsque je marche en accord avec ce qui me tient debout
Ces convictions silencieuses
Ces fidélités intimes qui éclairent le chemin de l’intérieur.
Je me suis sentie plus légère
Non parce que la route devenait facile
Mais parce que je n’avais plus besoin de me défendre contre ce que je portais.
Je marchais en pleine liberté
Comme si chaque pas ouvrait un peu plus le ciel
Comme si le monde
Enfin
Me reconnaissait comme l’une des siennes.
Et dans cette avancée simple
Sans éclat
Sans victoire
J’ai senti naître une force douce
Une force vive
Celle qui ne conquiert rien
Mais déploie tout.





Bonjour Marie-Sylvie, ah le mot Liberté, tout un programme, qui ne va pas sans loi, une manière d'avancer dans le respect de l'autre, et comme tu le dis si bien en fin de page, merci, amitiés, jill
RépondreSupprimerBravo, Marie Sylvie, c'est bien joué.
RépondreSupprimerLiberté chérie que je défends bec et ongles !
Bises et bon vendredi - Zaza
Bravo, Marie Sylvie, c'est bien joué.
RépondreSupprimerLiberté chérie que je défends bec et ongles !
Bises et bon vendredi - Zaza
Conviction et douceur la meilleure façon de la faire accepter !
RépondreSupprimerChère Marie-Sylvie,
RépondreSupprimerJe fais mienne ton introduction, je fais miens tes vers du cœur et de l'âme, tant leur justesse et leur profondeur m'émeuvent, en cette vérité bouleversante que je partage infiniment, je te remercie pour tout cela, fraternelles pensées chère aminaute. Que Dieu te garde et te bénisse. Emma.
Bien formulée et poétisée ta liberté !
RépondreSupprimerTu as l'art et la manière de jouer avec les mots.
Bon vendredi chère Marie Sylvie
Bien amicalement
Béa kimcat