DIS-MOI QUI TU HANTES ...JE TE DIRAIS QUI TU ES

 

















Ce proverbe touche à ces présences intérieures que l'on explore si finement.

Il rappelle une vérité subtile :  
Nous sommes façonnés par les êtres que nous portons en nous,  
ceux que nous veillons, 
ceux que nous appelons, 
ceux dont la trace continue de vibrer dans nos gestes.

Il ne parle pas de “hanter” au sens sombre 
mais au sens intime :  
Qui habite notre mémoire, 
notre cœur, 
notre imaginaire ?  
Qui nous accompagne dans le silence, 
dans les choix, 
dans les élans ?

Nous sommes les héritiers de nos fidélités invisibles.
Les êtres que nous “hantons”
 vivants ou disparus
laissent en nous des empreintes qui orientent notre manière d’aimer, 
de parler, 
de créer, 
de résister.

Nos relations disent notre identité profonde.
Ceux que nous portons révèlent ce que 
nous valorisons :  
La douceur, 
la loyauté, 
la liberté, 
la tendresse, 
la justice, 
la poésie…  
Ils sont comme des miroirs secrets de notre âme.

Nous devenons ce que nous choisissons de garder vivant.
Les présences que nous entretenons
même en pensée
deviennent des forces, 
des guides, 
des phares.  
Elles nous façonnent autant que nos actes.

pas une forteresse.
Nous ne sommes jamais seuls dans notre être :
Nous sommes traversés, 
habités, 
prolongés.  
Ce proverbe invite à reconnaître cette porosité comme une richesse.


En résumé
Ce que tu hantes révèle ce que tu aimes, 
ce que tu protèges, 
ce que tu espères.  
Et c’est là que se lit ton véritable visage.











DIS-MOI QUI TU HANTES ...



Dis-moi qui tu hantes
Et j’entendrai la forme secrète  
De ton pas dans le monde

Car nous ne marchons jamais seuls.
Nous portons dans nos poches  
Des visages qui nous éclairent
Des voix qui nous prolongent
Des silences qui nous sculptent.  

Nous sommes faits  
De ceux que nous veillons
De ceux que nous appelons dans la nuit
De ceux dont le simple souvenir nous remet debout.  

Dis-moi qui traverse ton cœur
Qui habite tes heures
Qui respire dans tes gestes
Et je saurai la couleur de ton âme

Car l’être n’est jamais un îlot.
Il est un passage
Une chambre ouverte
Un souffle partagé.  

Dis-moi qui tu hantes
Et je te dirai qui tu deviens.  










Commentaires

  1. Il y a forcément au moins un être cher disparu auquel on pense souvent, et qu'on aimerait encore vivant, hélas.... merci, amitiés, jill

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