CŒUR QUI SOUPIRE
Ce proverbe peut nous enseigner
si on l’écoute avec un peu de délicatesse
plutôt qu’avec la sévérité des maximes anciennes
un enseignement en trois souffles
■ Le soupir révèle un manque
mais aussi un mouvement intérieur.
Un cœur qui soupire n’est pas seulement
un cœur frustré.
C’est un cœur qui sent
qui désire
qui aspire.
Le soupir devient alors un signe de vie
une preuve que quelque chose en nous
cherche encore sa forme.
■ Le désir n’est pas une faiblesse.
Le proverbe semble dire :
《 Tu n’as pas ce que tu veux. 》
Mais on peut l’entendre autrement :
Le désir est une boussole pas une punition.
Il montre la direction d’un besoin profond parfois encore inavoué.
■ Le soupir invite à l’action douce.
Un cœur qui soupire peut rester immobile longtemps.
Ce proverbe rappelle que le désir ne se comble pas par la seule nostalgie.
Il faut un pas même minuscule :
Ouvrir une fenêtre
Tendre une main
Dire un mot
Oser un geste.
En somme
Ce proverbe enseigne que le soupir est
un seuil.
Il marque la frontière entre ce qui manque
et ce qui pourrait advenir.
Il invite à écouter ce qui se soulève en nous
puis à avancer
même timidement
vers ce qui nous appelle.
Cœur qui soupire c’est une lampe vacillante
Dans le couloir du soir.
Il avance à tâtons vers une forme de douceur
Qu’il devine sans la nommer.
Il porte en lui un jardin encore fermé
Où les pétales attendent qu’une main
Un souffle ou peut-être un simple regard
Ose entrouvrir la grille.
Cœur qui soupire n’est pas un cœur perdu.
C’est un cœur en veille
Un cœur qui écoute le pas léger du possible
Sur le seuil de sa nuit.
Et parfois dans ce tremblement discret
Il découvre que le désir n’est pas un manque
Mais une braise
Qui éclaire le chemin vers soi.




Je songe au tiers, au quart-monde, que de coeurs qui soupirent dans le désir de changer cela.... amitiés, jill
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