LÀ OÙ LE SILENCE DEVIENT MER
VALSE DES MOTS # 16
Silencieux - Frisson - Rosée - Colère - Voyage - Éternité - Amour - Respect - Multitude - Soupir
LÀ OÙ LE SILENCE DEVIENT MER
Il existe quelque part au bord du monde
Une mer qui ne dort jamais.
Une mer dont les vagues portent en elles un frisson ancien
Comme si chaque écume se souvenait d’un secret confié par l’aube.
C’est là que commence le voyage
Dans ce lieu où la rosée du matin hésite encore entre ciel et terre
Suspendue tel un souffle qui n’a pas choisi son destin.
On dit souvent que la colère est un feu
Mais la mer sait qu’elle est aussi une eau.
Elle gronde
Se cabre
Se brise contre les rochers
Non pour détruire
Mais pour rappeler que même les forces les plus tumultueuses peuvent être des maîtres de sagesse.
Dans chaque vague qui frappe
Un enseignement silencieux se déploie :
Le tumulte n’est pas l’ennemi du calme
Il en est la porte.
Le vacarme des vagues n’est qu’un masque.
Au cœur du rugissement se cache un espace discret
Un espace où se devinent le murmure de l’amour
Du respect
Et cette multitude de vérités que le monde oublie trop souvent.
La mer offre des images
Tels les nuages offrent des visages.
Des silhouettes naissent dans l’écume :
Un cheval de lumière qui galope
Un vieil arbre renversé renaissant dans la vague suivante
Un oiseau de vent qui se dissout avant même d’avoir pris son envol.
Rien n’est figé.
Tout se transforme.
La beauté naît du mouvement.
Face à la mer en tempête
Une paix étrange s’installe.
Non pas une paix née du silence
Mais une paix née du sens.
Elle traverse tel un souffle
Tel un soupir venu de très loin
Un soupir qui semble murmurer :
« Rien n’est à craindre.
Tout appartient à l’éternité. »
Dans cet instant suspendu
La sagesse des anciens se révèle.
Le calme peut être plus puissant que la fureur
Le silence peut faire trembler la terre
Et un sourire peut désarmer les tempêtes intérieures.
La mer continue de se déchaîner
Mais quelque chose change.
Le rivage devient souffle
La frontière entre chaos et lumière se fait plus fine
Et une porte s’ouvre vers un espace où la vie ne se subit plus
Où elle se traverse avec la douceur d’un pas dans la rosée.
Les yeux se ferment.
La mer parle.
Elle enseigne ce que les mots n’osent pas dire.
Et lorsque le chemin reprend
Une part de l’être semble polie par les vagues
Accordée à un rythme plus vaste
Un rythme qui ressemble à celui du monde.
Le calme n’est pas l’absence de tempête
Mais la lumière qu’elle révèle.



Bonjour Marie-Sylvie, bel emploi des mots imposés, il est vrai que le calme est meilleure conseillère que la fureur, un sourire désarme, usons et abusons en ! Merci, amitiés, jill
RépondreSupprimerCoucou Marie Sylvie
RépondreSupprimerUne belle valse de mots pour Nanou. Bravo
Bises et bon dimanche. Zaza
Coucou Marie Sylvie
RépondreSupprimerUne belle valse de mots pour Nanou. Bravo
Bises et bon dimanche. Zaza
Bonsoir Marie-Sylvie. Tu as écrit un joli poème pour ce défi sur la mer en tempête. Bonne soirée
RépondreSupprimerUne valse au cœur des vagues de la mer !! Une merveille. Des le premier mot helas j'ai pensé a autre chose et ma journée à ete tres nostalgique mais ca va passer
RépondreSupprimerMerci pour cette douce lecture
les mots semblent viguer sur l'eau en dpis de la tempête, dans ton poème la mer est riche d'enseignements
RépondreSupprimerFA