LÀ OÙ LA FRAGILITÉ DEVIENT FORCE

 


UNE BONNE NOUVELLE PAR JOUR



CAFÉ-THÉ   # 189














En 2025
Clouée au lit en raison de mon invalidité qui perdure depuis 2018
J'ai nourri les oiseaux.
Pas ceux des contes
Ni ceux des cieux lointains
Mais les petits 
Les presque invisibles
Ceux que l'on oublie dans le vacarme des jours.

Ils venaient timides
Picorer la paix sur mon rebord.
Et moi immobile je devenais refuge.
Chaque graine offerte était une parole muette.
《 Je vois vois. Vous comptez.》

Dans ma vulnérabilité j'ai accueilli la leur.
Et dans ce miroir d'ailes et de silence
J'ai trouvé une force que le monde ne mesure pas.

Ma meilleure action ?
Avoir été là
Simplement là
Pour ceux que l'on ne regarde plus.


Nourrir un oiseau
C'est rappeler au monde que la douceur survie
Même immobile










Commentaires

  1. Une bien belle action Marie-Sylvie, nourrir les plus petits de la terre, qu'on regarde sans plus voir.... bravo, amitiés, jill

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  2. Une magnifique conclusion pour décrire ta BA au quotidien. Bravo, Marie Sylvie.
    Bises et bon début de semaine. Zaza

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