ROYAUME SANS COURONNE

 















Ce proverbe est une réflexion subtile, presque initiatique.
Il ne parle pas seulement de danger, il parle de pouvoir mal orienté, de liberté sans conscience, de ce qui arrive lorsque l'élan précède la lucidité.

L'imprudence crée une illusion puissante.
Elle donne l'impression d'être libre, audacieux, invincible. 
Mais ce " royaume" n'a pas de couronne.
Il n'a ni fondation, ni légitimité, ni durée.

L'élan sans discernement mène à la fragilité.
L'imprudence n'est pas un élan vital mais un élan déséquilibré.
Elle ouvre des portes trop vite, expose le cœur, le corps ou l'esprit.
Elle crée des royaumes éphémères où tout peut s'effondrer d'un souffle.

La vraie force est dans la maîtrise de soi.
Ce proverbe rappelle que la prudence n'est pas une peur mais une forme de souveraineté intérieure.
Celui qui avance avec conscience porte une couronne invisible :
Celle de la liberté assumée.

La sagesse consiste à reconnaître les royaumes illusoires.
Nous construisons parfois des châteaux de 
sable : 
Des projets trop rapides, des décisions impulsives, des relations où l'on se jette sans se connaître.
Le proverbe invite à voir ces royaumes pour ce qu'ils sont :
Des mirages qui demandent à être éclairés, non condamnés.


En résumé, 
l'imprudence donne l'illusion d'un pouvoir 
mais seule la prudence donne la véritable souveraineté.
La couronne n'est pas dans l'audace brute 
mais dans la lucidité qui accompagne le pas.



 









Dans les clairières du jour
Là où l'élan devance l'ombre 
Naît un royaume sans couronne.
On y marche d'un pas trop vif
Le cœur ouvert telle une porte que le vent pourrait emporter.

L'imprudence y règne en reine
Sans sceptre, sans héritage,
Tressant des mirages de lumière.

Mais vient toujours une brise qui rappelle au voyage 
Que la liberté n'est pas une fuite
Et que la vraie force se tient dans la lenteur choisie.

Alors le royaume se dissipe tel un songe trop fragile
Et l'on retrouve son chemin avec
Dans les mains
La couronne intacte de la sagesse retrouvée.









Commentaires

  1. Coucou Marie Sylvie.
    La prudence arrive en vieillissant avec la sagesse. À vingt ans, on se croit plus fort que tout au risque de commettre des imprudences.
    Bises et bon vendredi. Zaza

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  2. l'imprudence conduit a faire bien des fautes contre productives
    FA

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