LE PARIS JADIS DE LASZLO FIRCSA

 



CONSIGNE D'ÉCRITURE AEV  2526 -15




À PARTIR DE MOTS EXTRAITS DE LA CHANSON D'UNE CHANSON DE 
JEAN-ROGER  CAUSSIMON 
- PARIS JADIS -
ET UNE ILLUSTRATION SÉLECTIONNÉE DE FIRCSA 
ÉCRIRE UN TEXTE 











C'était un matin de Printemps
Celui qui s'ouvre telle une promesse
Avec l'air tiède qui caresse les joues 
Et les pavés encore humides de la veille.
Les vacances avaient commencé  sans programme
Sans carte
Sans boussole.
Juste une envie :
Marcher
Flâner
Se laisser surprendre.
Paris m'appelait 
Non pas comme une destination
Mais comme une respiration.

Je suis descendue à Montmartre 
Guidée par une intuition plus que par un itinéraire.
Les yeux encore ensommeillés,
J'ai suivi les pas des visiteurs,
Ces silhouettes lentes qui s'arrêtent devant chaque vitrine,
Chaque façade,
Comme si le temps s'était suspendu.
Là, dans une petite gasse sur la Butte,
Un peintre en béret posait ses couleurs sur une toile,
Et un enfant regardait 
Bouche entrouverte, 
Comme devant un miracle.

L'accordéon d'un vieux monsieur résonnait à quelques mètres,
Jouant une chanson que je ne connaissais pas
Mais que mon cœur reconnaissait.

Paname, dans sa robe de lumière,
M'enlaçait doucement.

Je suis montée vers le Sacré-Cœur,
Cette église qui veille sur la ville comme une mère silencieuse.
Les marches m'ont essoufflée,
Mais chaque palier offrait une vue plus vaste,
Plus vertigineuse.
Là-haut, Paris s'étalait, 
Immense et intime à la fois.
La Capitale semblait respirer sous mes pieds
Avec ses toits gris,
Ses cheminés,
Ses murmures.
J'ai pensé à tous ceux qui l'avaient aimée avant moi,
À ceux qui y avaient pleuré,
Ri,
Chanté.
Une nostalgie douce m'a envahie
Comme une larme qui ne tombe pas
Mais qui reste suspendue au bord du regard.

Je suis redescendue vers la Seine
Ce fleuve qui ne juge pas,
Qui emporte les secrets et les rêves.
Les péniches glissaient lentement,
Et les ponts semblaient raconter des histoires anciennes.
J'ai croisé des amoureux,
Des solitaires,
Des groupes bruyants,
Des silences habités.
Paris est ce théâtre où chacun joue son rôle sans costume,
Sans texte,
Juste avec ses émotions à vif.









Puis au détour d'une rue
La Tour Eiffel est apparue comme une apparition.
Elle ne m'a pas impressionnée
Elle m'a émue.
Elle était là fidèle 
Plantée dans le ciel
Témoin de tant de vies.
J'ai pensée à toutes les cartes postales
À tous les clichés
Et pourtant la voir là
Dans l'instant
C'était autre chose.
C'était une rencontre.

Le jour s'est étiré comme une mélodie lente.
J'ai marché sans fatigue
Portée par une joie tranquille.
Les cafés débordaient de rires
Les terrasses vibraient
Et moi 
Je me suis sentie accueillie
Comme si Paris m'avait reconnue.

Le soir venu je me suis assise sur un banc
Un jeune homme jouait des musiques 
Et une vieille femme chantait  doucement.
Les larmes me sont venues 
Sans tristesse
Juste comme un trop plein de beauté.
J'étais là, dans la ville monde
Dans la ville mémoire
Dans la ville chanson.

Et je me suis dit :
Paris ne se visite pas.
Elle se vit.
Elle se respire.
Elle se pleure.
Elle se chante.

Et moi simple passante
J'ai eu le privilège d'y improviser une journée de grâce.









L'ÉCHO DE LA PLUME PAR MARIE SYLVIE

Commentaires

  1. Bravo pour ce... Paris ! Amitiés, jill

    RépondreSupprimer
  2. Coucou Marie Sylvie.
    Une magnifique balade dans ce Paname que nous aimons
    Bel exercice, bravo.
    Bises et bon samedi. Zaza

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

CROQUEURS DE MOTS # 308

BIENVENUE

ADDICTION À L'ALCOOL