LÀ OÙ LA LUMIÈRE SE TISSE ...
MOT MYSTÈRE # 33
TIRAGE 33
11 LETTRES - NOM FÉMININ
A I O O U C C R S T N
DÉFINITION :
Lumière d'une forte intensité et furtive.
Une étoile filante ou un flash par exemple.
LES ÉPICES :
ÉCRIRE UN TEXTE SUR LE THÈME
ET AVEC UNE DOUZAINE D' ANAGRAMMES
LES ÉPICES COMPRIS
DU MOT MYSTÈRE
LÀ OÙ LA LUMIÈRE SE TISSE ...
CORUSCATION DANS LES PLIS DU VIVANT
Il existe au cœur de toute vie
Une coruscation discrète
Un éclat qui ne se montre pas d'emblée
Mais qui palpite telle une braise sur la cendre.
Elle n'est ni tonitruante ni spectaculaire.
Elle ressemble plutôt à la lumière qui glisse sur un cactus au petit matin
Révélant la douceur inattendue d'une plante que l'on croyait faite seulement de piquants.
Une lumière qui ne force rien
Mais qui insiste
Patiemment.
Cet éclat intérieur se manifeste souvent dans les zones de torsion
Là où l'existence se plie
Se contredit
Se retourne.
Là où l'on croit se perdre
On se découvre en train de se transformer.
Tel un ancien canut tissant dans la pénombre
Nous avançons point après point
Sans toujours comprendre le motif que nos gestes composent.
Pourtant
Chaque fil
Chaque hésitation
Chaque reprise participe à un vaste concours silencieux
Où l'on apprend à devenir soi.
La coruscation n'est jamais celle d'un courtisan cherchant à briller pour plaire.
Elle n'a rien à voir avec l'apparat ou la flatterie.
Elle est une lumière nue
Presque sauvage
Qui naît dans le retrait
Dans l'écoute
Dans l'acceptation de ce qui est.
Elle se révèle parfois
Lorsque l'on s'assoit sur un simple accotoir
Le dos reposé
Le souffle calme
Et que l'on laisse le monde venir à soi sans le presser.
Il y a des saisons pour tout
Et certaines coruscations ne se dévoilent qu'en Août
Lorsque l'air est lourd
Que les ombres s'allongent
Et que le temps semble se dilater.
D'autres surgissent dans le froid
Dans la nuit
Dans les moments où l'on croit que rien ne peut encore scintiller.
Elle se glisse dans les contours de nos journées
Dans les interstices
Dans les gestes que l'on croyait insignifiants.
On avance alors
Croisant des regards
Des chemins
Des souvenirs
Comme autant de fragments de lumière.
On découvre que même les citrons les plus acides
Ces épreuves que l'on aurait voulu éviter
Peuvent devenir des sources d'éclat
Lorsqu'on les presse avec douceur
Car la vie
Parfois
Se révèle dans l'amertume apprivoisée
Dans la saveur qui surprend et réveille.
La coruscation n'est pas un état permanent.
Elle est un passage
Un souffle
Une invitation.
Elle nous apprend à ralentir
À écouter
À reconnaître ce qui brille sans bruit.
Elle nous invite à poser des actions qui ne cherchent pas la gloire
Mais la justesse.
À marcher sans précipitation
À accueillir ce qui se présente
À laisser la lumière se déposer sur nous telle une bénédiction discrète.
Et peut-être qu'un jour
Sans prévenir
Nous comprendrons que la coruscation n'était pas un phénomène extérieur
Mais une manière d'habiter le monde.
Une manière de regarder
De sentir
De respirer.
Une manière de se tenir
Simplement
Dans la vérité de son être
Tel un cactus qui
Malgré ses épines
Offre une fleur improbable au milieu du désert.



Bravo Marie Sylvie, superbe cerise sur et le gâteau, tu as bien bossé.
RépondreSupprimerBises et bon début de semaine. Zaza
Bonjour Marie-Sylvie. Ce mot t'a bien inspirée. Tu as écrit un joli poème. Bonne journée
RépondreSupprimerBien dit, et exploité ce mot mystère, bravo, amitiés, jill
RépondreSupprimerBonjour Marie Sylvie
RépondreSupprimerC'est Ecridelle ex Ghislaine.
Quelle belle façon tu eu pour écrire avec ces mots pas faciles à placer mais tu t'en sors très bien !Bravo !
Contente de te relire. Peux tu m'abonner ? Finalement écrire me manquait trop et j'ai été
très présompteuse a fermer tous mes blogs ! Donc me revoici.
bravo tu as bien vu ce mot mystère le résultat est formidable.
RépondreSupprimerFA
Bravo pour ta lumière qui se tisse !
RépondreSupprimerBéa kimcat