LE LABOUREUR DE L' ÂME

 












Le vent froid de la correction passe sur nous 
et l'âme se recroqueville.

Il y a d'abord la piqûre, 
l'aiguillon d'une vérité trop vive, 
le labeur de se voir en défaut.
L'instant présent est une terre ingrate, 
labourée par la peine et non semée de fleurs.
Qui pourrait louer l'instant 
où le Maître sculpteur frappe le ciseau  
le Vigneron coupe la branche laissant derrière lui une blessure vive ?
Non, à ce moment, le cœur est lourd,
Il ne connaît que la tristesse,
le goût amer de l'exercice et 
la fatigue de devoir recommencer.

Mais l'instant n'est pas éternité.

Attendons l'aube, 
lorsque la terre fraîchement remuée se repose et respire.
Lentement, de cette douleur acceptée, 
de cette discipline subie et comprise monte une sève nouvelle.
C'est une paix qui n'est plus la trêve d'un lâche
mais la quiétude du guerrier exercé.
C'est la justice non pas un jugement sévère 
mais une droiture intérieure, 
une saine rectitude de l'être.

La correction était l'hiver de l'âme
mais elle annonce le printemps.
Le chemin vers la sagesse passe par cette austérité.

Merci Père,
pour la main qui châtie avec amour
car derrière l'ombre de la tristesse,
Tu as caché la moisson de la lumière.
Nous portons en nous la promesse de ce fruit, 
mûri dans la sérénité après la tempète.









L'ÉCHO DE LA PLUME PAR MARIE SYLVIE
https://mariesylvie.blogspot.com

Commentaires

  1. De bien tristes souvenirs, Marie Sylvie.
    Bises et bon vendredi. Zaza

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  2. Il peut être impitoyable ce laboureur de l'âme...
    Béa kimcat

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