LE CRI DE LA GROTTE

 


MIL ET UNE ENCORE ... 

https://miletune2.com/2026/06/13/sujet-191-semaine-du-13-juin-au-20-juin/



SUJET # 191



Pour ce nouveau défi
Lilou nous invite à entrer dans l’univers fascinant de 
ce sanctuaire où les premiers artistes ont laissé courir chevaux
lions et bisons sur la pierre.  

Je n’ai jamais eu la chance de visiter la grotte autrement que par Internet
 mais chaque image
 chaque paroi éclairée m’a touchée comme un souffle venu d’un autre temps.

Pour ma participation
 j’ai choisi d’explorer le contraste entre cette humanité préhistorique 
attentive
 fragile
profondément liée au vivant 
 et notre monde moderne
souvent noyé dans sa propre fumée
réelle ou symbolique.  

De cette réflexion est né un récit engagé
un regard qui interroge notre rapport à la terre et à ce que nous avons oublié.

Voici donc ma contribution : 












Je suis entrée dans la grotte comme on entre dans un rappel à l’ordre.  
Un rappel venu de plus de 35 000 ans en arrière
D’un temps où l’humain savait encore marcher sans détruire ce qu’il touchait.  
Ici 
Les lions
Les chevaux
Les bisons ne sont pas des trophées : 
Ils sont des maîtres.  
Et l’homme lui n’était qu’un invité.

Dans cette obscurité vibrante
J’ai senti une vérité brutale :  
La préhistoire n’était pas primitive 
C’est nous qui le sommes devenus.

Eux vivaient avec la terre
Pas contre elle.  
Ils prenaient oui
Mais seulement ce qu’ils pouvaient rendre.  
Ils gravaient la pierre pour remercier
Pas pour posséder.  
Ils savaient que la survie dépendait de l’équilibre
Pas de la conquête.

Et pourtant cette humanité-là a disparu.  
Balayée par le climat
Par les bêtes
Par la fragilité même de la vie
Mais jamais par sa propre arrogance.

Nous 
En revanche…  
Nous avançons comme si la catastrophe était un fantasme.  
Nous creusons
Nous brûlons
Nous plastifions
Nous bétonnons
Jusqu’à ce que la terre elle-même se perde derrière un voile de fumée.  
Nous vivons comme si la planète était un décor de théâtre qu’on peut changer entre deux actes.  
Nous vivons comme si la terre nous appartenait
Alors que nous ne sommes même pas capables de la respecter.

En sortant de la grotte j’ai eu honte.  
Honte de nos villes qui étouffent le ciel.  
Honte de nos océans qui étouffent sous nos déchets.  
Honte de cette civilisation qui se croit supérieure alors qu’elle a oublié l’essentiel :  
La vie n’est pas un droit 
C’est un prêt.

La Grotte Chauvet n’est pas un musée :  
C’est un avertissement.  
Un message laissé par ceux qui savaient encore écouter le monde.  
Un message que nous refusons d’entendre, 
Trop occupés à courir vers notre propre effondrement.

Alors j’ai murmuré dans le silence :  
《 Nous avons trahi la terre.  
Mais il n’est pas trop tard pour redevenir humains. 》








Commentaires

  1. Oui Marie-Sylvie nous empruntons la terre à nos enfants, qu'allons nous leur laisser..... qu'en penserait l'homme de la préhistoire !! Bien dit, amitiés jill

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  2. voilà un texte qui compare l'être humain a plusieurs milliers d'années et beaucoup n'ont toujours rien compris à l'avenir de l'homme sur cette planète en la détruisant avec des actions multiformes
    FA

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  3. C'est peut-être que l'homme fou d'orgueil se prend pour Dieu que tout s'en va et l'Eden se fermera à nouveau devant lui comme autrefois devant Adam et Eve et la fameuse pomme ?
    Beau poème sur cette magnifique grotte.
    Bonne journée
    Amitiés

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