LA VÉRITÉ AU BOUT DES PATTES
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Arnaque - Berger - Colporter - Déduction - Engagement - Fanfaron - Gants - Horripilant - Ignorance - Jardinage
Dans le parc du village Vanitas,
un Berger d'Écosse, était devenu une petite légende.
Chaque jour il jouait avec les enfants,
les guidait dans leurs courses,
veillait sur eux avec une tendresse qui semblait inscrite dans ses poils.
On disait qu’il avait reçu dès sa naissance
l’engagement silencieux de protéger les plus fragiles.
Mais un après-midi, un homme arriva,
un fanfaron au sourire trop large pour être honnête.
Il se mit à colporter des absurdités,
prétendant que le Berger d’Écosse représentait un danger,
qu’il fallait s’en méfier,
qu’il cachait une menace derrière sa douceur.
《 Ce chien est une arnaque ! clamait-il.
Vous croyez qu’il est gentil mais un jour il montrera son vrai visage.》
Les parents surpris hésitaient.
Les enfants eux se serraient contre leur compagnon à quatre pattes,
refusant de croire à ces paroles horripilantes.
L’agent de maintenance du parc qui taillait tranquillement un massif de fleurs entendit la scène.
Il observa l’homme,
ses gestes trop grands,
sa voix trop forte.
Par simple déduction, il comprit que ce fanfaron ne cherchait pas la vérité mais seulement à semer la peur.
Alors il retira ses gants de jardinage et les jeta au sol,
signe qu’il en avait assez de cette comédie.
《 Ton discours n’est que pure ignorance, dit-il calmement.
Ce chien protège nos enfants depuis des années.
La seule menace ici c’est toi et tes mensonges.》
Le fanfaron tenta encore de colporter ses absurdités mais plus personne ne l’écoutait.
Les parents s’étaient rapprochés,
les enfants entouraient Vanitas,
leurs mains posées sur son pelage comme une réponse unanime.
Voyant qu’il avait perdu son public,
l’homme tourna les talons
et quitta le parc emportant avec lui son nuage de méchanceté.
Vanitas, lui, secoua doucement sa crinière
puis retourna jouer avec les enfants comme si rien ne s’était passé
car il savait mieux que quiconque que la vérité ne se crie pas :
Elle se vit simplement jour après jour.
IMAGE # 59
Il est des instants où la vie ralentit
Où l’être humain se tient au bord de son propre souffle
Comme devant une porte entrouverte.
Le monde continue de bruire
Mais au-dedans quelque chose s’apaise
Telle une note tenue qui cherche sa juste vibration.
Les chemins se déploient
Multiples
Tissés de doutes
De promesses
De silences.
Ils ne demandent pas d’être choisis vite
Ils demandent d’être écoutés
Telle une musique lointaine qui se rapproche à mesure que le cœur s’ouvre.
Alors les poids inutiles glissent
Les ombres se déposent
Les certitudes trop serrées se desserrent.
Le pas s’allège pour entendre mieux.
Chaque respiration devient un accord
Chaque hésitation une mesure
Chaque élan une phrase nouvelle.
Devant l’être en marche un arbre se dresse
Immense
Vibrant
Racines profondes
Branches offertes.
Il chante sans voix
Mais son chant traverse l’air :
Une invitation à grandir sans se perdre
À s’élever sans s’arracher
À devenir sans renier.
La route s’avance
Lentement
Telle une mélodie intérieure que personne d’autre n’entend.
Il ne s’agit pas de chercher un ailleurs
Mais un accord juste entre ce qui vit en dedans
Et ce qui s’éveille au-dehors.
Il n’existe pas de route parfaite
Seulement celle qui résonne avec la lumière intérieure
Avec le pas qui se pose
Avec la vérité qui se révèle.
Alors la marche continue.
La musique guide.
La route chante.
Et au fil des pas
Un lieu s’ouvre en soi
Où tout devient clair
Où tout devient simple
Où tout devient vrai.
MARIE SYLVIE






Bonjour Marie-Sylvie, en un, il y a des gens qui prennent un malin plaisir à semer la méchanceté... en deux, non pas de chemin parfait car il est fait de plusieurs, bons ou mauvais choix, la vie n'est toute rose, ni toute noire, amitiés, jill
RépondreSupprimerMon Dieu, comme c'est doux et bon de te lire chère Marie-Sylvie.
RépondreSupprimerJ'aime ce que ton cœur, ton âme écrivent, décrivent de la [ta] vie au quotidien, de cette réalité parfois dure et cruelle, avec ces portes et chemins entrouverts que tu sais si bien ouvrir ou dessiner, parcourir en des mots poétiques toujours aussi magnifiques, vrais, profonds, en lui sublimant et les emplissant de cette lumière intérieure qui vit en toi et se grave en nous, infiniment. Merci pour tout cela. Bonne continuation à toi. Je poursuis ma pause mais n'oublie aucun(e) d'entre vous. Tendres pensées. Que Dieu te garde et te bénisse chère aminaute.
PS - lire : en "les" sublimant... bisous.
RépondreSupprimerQuelle douce route qui chante en toi ! Pas de chemin parfait... Mais avec de l'amour dans le coeur, il est bon de le suivre...
RépondreSupprimerOui Vanita est un brave toutou jusqu'au bout des pattes.
Et les calomnies de ce fanfaron ne tiennent pas la route...
Bravo !
Bon mercredi chère Marie Sylvie
Bien amicalement
Béa kimcat
Coucou Marie Sylvie.
RépondreSupprimerDeux beaux textes pour répondre à ce défi. Bravo.
Bises et bon mercredi. Zaza