L'ÉTOILE DES RIVAGES
L'ÉTOILE DES RIVAGES Sur les falaises où le sel mord la pierre La brume danse un voile de gris indécis Tu marches seule sans chercher de lumière Le ressac gronde le monde est un oubli. Tes pieds nus effacent le sable froid Mais ton sillage laisse une douce clarté Tel un phare discret qui veille sur la foi Lorsque l'océan commence à s'agiter. Marie des vagues Ô blanche traînée d'écume Toi qui apaises les colères du vent Dans la tempête où notre cœur se consume Tu es l'ancre douce du grand océan. Regarde au loin les barques qui chavirent Étends ton manteau de brume et d'azur Sois la boussole de ceux qui soupirent Un port tranquille et un havre très sûr. Le cri des mouettes se mêle aux prières De ceux qui attendent le retour des marins Tu es la Rose des vents la première Qui guide les mains sur les rudes chemins. Pas besoin de couronne ou de grand diadème Une simple algue tressée dans tes cheveux Tu es la mère de tout ce que l'on aime Le miroir calme où se ...