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LE CHEMIN DES DOUCEURS INVISIBLES

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  MIL ET UNE SUITE LE DÉFI DU SAMEDI SUJET N° 171 MOT IMPOSÉ : CHEMIN LE CHEMIN DES DOUCEURS INVISIBLES Il y a des moments de ma vie Où mon corps parlait sans mots Alors j'étais un chant de pâtisseries. Viennoiserie au matin Flan à midi Tartelette en offrande. Chaque geste Chaque pas  Distillait les arômes d'un banquet secret. J'étais mon propre parfum Non celui que l'on vaporise Mais celui que l'on vit. Une alchimie entre l'effort et la gourmandise Entre le muscle et la crème patissière. Les clients s'arrêtaient  Attirés par ce mystère sucré : Une présence qui sentait le réconfort La chaleur du four La tendresse d'un goûter d'enfance. Et dans ce ballet quotidien Je traçais mon chemin . Un chemin de travail De joie De corps offert au monde  Où chaque tartelette devenait une signature invisible. Sur mon chemin Même la sueur avait le goût  Des douceurs que je portais en moi. MARIE SYLVIE L'ÉCHO DE LA PLUME PAR MARIE SYLVIE

LE PARIS JADIS DE LASZLO FIRCSA

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  ATELIER D'ÉCRITURE DE VILLEJEAN   CONSIGNE D'ÉCRITURE AEV  2526 -15 LE PARIS JADIS DE LASZLO FIRCSA   À PARTIR DE MOTS EXTRAITS   D'UNE CHANSON DE  JEAN-ROGER  CAUSSIMON  - PARIS JADIS - ET UNE ILLUSTRATION SÉLECTIONNÉE DE FIRCSA  ÉCRIRE UN TEXTE  UNE ÉCHAPPÉE À PANAME AU PRINTEMPS C'était un matin de Printemps Celui qui s'ouvre telle une promesse Avec l'air tiède qui caresse les joues  Et les pavés encore humides de la veille. Les vacances avaient commencé  sans programme Sans carte Sans boussole. Juste une envie : Marcher Flâner Se laisser surprendre. Paris m'appelait  Non pas comme une destination Mais comme une respiration. Je suis descendue à Montmartre   Guidée par une intuition plus que par un itinéraire. Les yeux encore ensommeillés, J'ai suivi les pas des visiteurs , Ces silhouettes lentes qui s'arrêtent devant chaque vitrine, Chaque façade, Comme si le temps s'était suspendu. Là, dans une petite gass...

LE JOUR OÙ LES HUMAINS OUBLIÈRENT LE SEXE

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  LE DÉFI DU SAMEDI # 908 Un truc grec ? HÉTAÏRE LE JOUR OÙ  LES HUMAINS OUBLIÈRENT LE SEXE On raconte qu'il fut un temps où les humains vivaient dans des corps lourds Traversés de besoins De désirs  De peurs. Ils portaient leur sexe comme un secret et une blessure Comme une promesse et un danger. Le monde tournait autour de cette énigme minuscule Et pourtant si puissante Qui décidait des lois Des guerres  Des hontes et des orgueils. Puis un matin Personne ne sait comment Ni pourquoi Quelque chose changea. Ce fut d'abord imperceptible. Un souffle dans l'air. Une légèreté nouvelle dans les gestes. Comme si la gravité avait relaché son emprise. Les humains se réveillèrent dans des corps Plus simples Plus doux Plus transparents. Le sexe avait disparu. Non arraché Non effacé Simplement ... oublié. Comme un mot que l'on ne prononce plus  Et qui finit par perdre son sens. Les premiers instants furent silencieux. On se regardait avec étonnement Mais sans panique. Il y ...

PENSÉE DU JOUR

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    LE SECRET POUR BIEN VIVRE ET LONGTEMPS EST  MANGER LA MOITIÉ MARCHER LE DOUBLE RIRE LE TRIPLE ... ET AIMER SANS MESURE  ⚜⚜ ⚜⚜ ⚜⚜ ANONYME L'ÉCHO DE LA PLUME PAR MARIE SYLVIE

SAINTE MARCELLE

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  Sainte Marcelle ou Marcella est une figure fascinante du IVe siècle fêtée le 31 Janvier. Ce n'est pas seulement une sainte traditionnelle, c'était une femme d'une intelligence et d'une détermination rares pour son époque. UNE ARISTOCRATE ROMAINE ENGAGÉE Marcelle appartenait à la haute noblesse de Rome. Devenue veuve après seulement sept mois de mariage, elle refusa de se remarier, malgré les pressions sociales de l'empire, pour se consacrer entièrement à sa foi. Elle a transformé son somptueux palais sur l' Aventin en un centre de prière et d'étude biblique. LA MÈRE DES MONIALES  Elle est considérée comme la fondatrice du monachisme féminin à Rome. Elle a regroupé autour d'elle d'autres femmes de la noblesse pour vivre une vie d'ascèse, de pauvreté et de charité. C'était une petite révolution sociale à l'époque. L'ÉLÈVE ... OU L'ÉGALE DE SAINT JÉRÔME Elle était très proche de Saint Jérôme , le traducteur de la Bible en latin...

LE PETIT PORTEUR DE SAISONS

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LE PETIT PORTEUR DE SAISONS  L'Hiver avait posé son règne sur la forêt. Un règne silencieux Sans colère Sans indulgence. La neige recouvrait tout d'un même manteau : Les branches nues Les souches oubliées Les traces de pas effacées presqu'aussitôt qu'elles apparaissaient. Rien n'était épargé Ni les bêtes  Ni les hommes  Ni les rêves. Au milieu de cette blancheur Un écureuil avançait  La queue dressée comme un étendard de chaleur dans un monde glacé. Entre ses pattes il tenait une noix ... Une seule Mais c'était assez pour lui donner un but  Une direction Une raison de continuer. Il n'était pas pressé. Chaque pas était une négociation avec le froid Chaque souffle un petit nuage qui s'envolait telle une prière. Il savait que l'Hiver ne pardonne pas l'imprudence. Il savait aussi que la vie Parfois Tient dans une coque dure qu'il faut apprendre à ouvrir. Non loin dans une maison de bois Un humain regardait par la fenêtre. Lui, Lucien, aussi affro...

À L'ENDROIT OÙ L'ON REGARDE

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  《  À LA BOUCHERIE TOUTES LES VACHES SONT DES BŒUFS À LA TANNERIE TOUS LES BŒUFS SONT DES VACHES 》 Ce proverbe est un petit bijou de relativité, de regard qui se renverse selon l'endroit où l'on se tient. Il porte en lui une sagesse douce-amère presque malicieuse. Il a l'air simple presque rustique mais il porte une sagesse d'une finesse redoutable. Il dit quelque chose de très humain, très universel  et même très contemporain. L'enseignement essentiel :  Tout dépend du regard qui classe, pas de l'être que l'on regarde. À la boucherie, les vaches deviennent des bœufs. À la tannerie , les bœufs redeviennent des vaches. Autrement dit, selon l'endroit où l'on se trouve, selon l'usage que l'on veut faire d'un être, on le renomme, on le requalifie, on le transforme. Ce n'est pas la nature qui change, C'est l'intérêt, C'est la fonction, C'est le point de vue . Ce que l'on dit de quelqu'un dépend souvent plus de celu...