CARTE INVISIBLE
THÈME : INVISIBLE
Il existe des souffrances que l'on ne peut ni nommer ni montrer.
Elles vivent dans les replis du quotidien, dans les silences que l'on garde, dans les sourires que l'on force.
Ce récit est une offrande à celles et à ceux qui marchent avec une douleur invisible et qui méritent d'être reconnus sans avoir à se justifier.
Je voudrais tendre une carte.
Pas une carte bancaire ni une carte d'identité.
Une carte qui dirait :
《 Je souffre même si vous ne le voyez pas.》
Elle serait faite de papier de silence
Imprimée à l'encre des nuits blanches
Plastifiée par les larmes que l'on ravale
Signée par les battements irréguliers du cœur.
Sur cette carte, pas de photographie.
Juste un reflet
Celui d'un regard qui vacille
D'un sourire tenu par des fils invisibles
D'un corps qui avance malgré les tempêtes intérieures.
Elle ne donnerait pas accès à des places réservés
Mais à un peu de compréhension
À un soupir de patience
À un regard qui ne juge pas.
Elle dirait :
《 Je suis fatiguée sans raison apparente.
Je suis blessée sans cicatrice visible.
Je suis en guerre sans champ de bataille.》
Et peut-être un jour
Quelqu'un la lirait sans la demander.
Quelqu'un reconnaîtrait les signes
Les pauses dans les phrases
Les absences dans les présences.
Alors cette carte invisible n'aurait plus besoin d'être montrée.
Elle serait devinée
Accueillie
Comme un poème que l'on comprend sans le lire.
Il faut une âme fine
Pour entendre
Ce qui ne fait pas de bruit
https://mariesylvie.blogspot.com



Bonjour Marie-Sylvie, oui pour l'invisible de ce côté-là, il y a des handicaps qui se devinent si on y prête attention, pas gagné dans ce monde nombriliste, merci, amitiés, jill
RépondreSupprimerComme c'est bien dit Marie Sylvie.
RépondreSupprimerQuand l'âme souffre en silence, c'est bien souvent mal compris par ceux qui entourent et c'est bien dommage
Bises et bon vendredi. Zaza.
L'essentiel est trop souvent invisible pour les yeux, il faut que regarder avec le cœur et ce n'est ni simple ni donné à tout le monde de pouvoir le faire. Merci pour ce poème plein de sensibilité !
RépondreSupprimerDésolée j'ai oublié de remplir Les cases pour m'identifier
SupprimerJoli poème, Marie-Sylvie ! Ah, se sentir écouté et compris lorsque son âme souffre. Bonne journée
RépondreSupprimerSuperbe, ton poème, Marie Sylvie !!! Oui, comme tu le dis si bien : Il faut une âme fine, pour entendre
RépondreSupprimerce qui ne fait pas de bruit. Excellente conclusion ; c'est si vrai ! Bonne poursuite de ce vendredi et doux week-end. Gros bisous
apprendre à comprendre la souffrance de l'autre , se traduit souvent par un rejet, parce qu'elle fait peur.
RépondreSupprimerFA
Ta carte invisible est touchante...
RépondreSupprimerUn rêve de devenir invisible !!!
Béa kimcat