POUR LA PAGE 257

 


L'HERBIER DE POÉSIES
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POUR LA PAGE 257


Cette huile sur papier est l'œuvre de 
 son cru offert à un ami pour son anniversaire.










Il y a dans ce dos offert
La franchise d’un homme
Qui ne se cache pas.

Ses reins dessinent une courbe
Où la force devient douceur
Où le courage prend chair.


     
La force d'un homme
n’est jamais dans la pose
mais dans la route qu’il porte en lui.



Les fesses
Rondes comme deux pas en attente
Racontent les chemins qu’il a traversés
La terre qu’il aime
Les collines qu’il gravit sans témoin.



     Il suffit d’un dos offert 
pour comprendre ce que signifie avancer.



On devine l’odeur du vent
Sur sa peau chauffée de soleil
La liberté dans ses muscles
Qui ne mentent jamais.



     Le courage se lit
 parfois dans un muscle
parfois dans un silence.



Il marche certes oui
Et chaque pas dit qu’il appartient au monde
À la forêt
Aux pierres
À la lumière qui glisse sur lui telle une main silencieuse.


   
La beauté d'un corps
n’est jamais vanité
mais la trace d’un chemin parcouru.



Je regarde cette silhouette
Et j’y lis ce que j’ai toujours su :
La beauté d'un homme tient autant dans son corps
Que dans la route qu’il porte en lui.



     Chaque courbe raconte 
un voyage 
que les mots n’osent pas toujours dire.












Commentaires

  1. Bonjour Marie-Sylvie, une illustration et autant de textes, ici aussi digne de l'Herbier de Poésies, merci, amitiés, jill

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  2. Cette huile est superbe, Marie Sylvie.
    Tu as su la commenter avec brio.
    Bises et bon début de semaine. Zaza

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  3. Une jolie paire de fesses !!!
    Béa kimcat

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  4. Chère Marie-Sylvie,
    J'aime beaucoup ton nu avec le vent sur la peau bleue et la lumière qui glisse... ton nu est un superbe nu !
    Bien amicalement
    Livia

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  5. un corps nu vu de dos, un textequi lui rend hommage avec délicatesse.
    FA

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  6. Bonjour, Marie-Sylvie

    J'ai beaucoup aimé ta façon de prêter vie à ce corps nu. En particulier, " La beauté d'un homme tient autant dans son corps
    Que dans la route qu’il porte en lui". Un texte joliment tourné.

    Amicalement
    Claudie

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  7. Très belle ode au langage du corps ! J'ai tout de suite reconnu ta plume en lisant la première strophe sur l'Herbier.

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