LE ZÈLE DES AMIS
Un proverbe dans un esprit de douceur lucide et de sagesse un peu mélancolique !
Il porte une sagesse fine,
presque inconfortable
mais profondément utile.
Il rappelle que le danger ne vient pas toujours d’où on l’attend
et que la bienveillance mal ajustée peut parfois blesser plus sûrement qu’une hostilité déclarée.
Les bonnes intentions ne suffisent pas.
Un geste généreux peut devenir intrusif,
maladroit voire destructeur
s’il n’est pas accordé
à ce dont l’autre a réellement besoin.
Le proverbe invite à distinguer l’élan sincère de l’impact réel.
Un ami trop empressé peut imposer,
presser,
décider à ta place,
croyant bien faire.
Le véritable soutien est humble :
Il s’ajuste,
il attend,
il demande.
La clarté vaut mieux que la surprotection.
L’ennemi est lisible :
Il s’oppose.
L’ami zélé, lui, peut brouiller les repères
car son excès se drape d’amour.
Le proverbe apprend à reconnaître
que la surprotection peut étouffer
même si elle part d’un bon sentiment.
Il faut apprendre à poser des limites
même avec ceux qu’on aime.
Dire « non »,
« pas comme ça »,
« j’ai besoin d’autre chose »
est un acte de maturité relationnelle.
Le proverbe rappelle que la loyauté envers soi-même est aussi importante que la loyauté envers les autres.
La lucidité n’est pas de la méfiance.
Comprendre que l’amitié peut blesser
n’est pas renoncer à l’amitié.
C’est apprendre à aimer avec discernement,
à accueillir l’autre sans se perdre.
LE ZÈLE DES AMIS
Ils viennent, le cœur vif, les mains pleines d’ardeur,
Croyant porter la paix, ils soulèvent la poussière.
Leur pas se fait trop lourd pour les chemins intérieurs,
Et leur bonté s’égare en maladresse sincère.
Ils veulent te défendre, et dressent des remparts
Là où tu n’avais mis qu’un souffle de silence.
Ils parlent pour ton bien mais leurs mots, quelque part,
Égratignent la peau plus fort que la violence.
Car l’ennemi déclare sa haine sans détour
Et son ombre est lisible au seuil de ta maison.
Mais l’ami trop zélé, dans son excès d’amour,
Oublie parfois ton rythme et trouble ta saison.
Alors tu apprends, doucement, à discerner
Le geste qui protège de celui qui envahit
Et tu gardes au cœur cette fragile vérité :
La tendresse n’est juste que lorsqu’elle écoute la vie.




Bonjour Marie-Sylvie, surtout ne pas imposer ses idées à une personne dite proche, un conseil humble plutôt que diriger... Pas si simple l'amitié ma foi... merci, bonne fin de semaine, jill
RépondreSupprimerL'amitié s'entretient sans zèle
RépondreSupprimerMieux vaut avoir des amis et pas d'ennemis... La haine est destructrice
Béa kimcat
Coucou Marie Sylvie '
RépondreSupprimerEh oui, il faut savoir ménager la chèvre et le chou.
Bises et bon vendredi. Zaza
Tu as bien commenté et illustré ce proverbe (que je ne connaissais pas) avec ton poème.
RépondreSupprimeraider sans étouffer l'autre au risque d'être très pesant
RépondreSupprimerFA